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Revival Rock

When passion rules the game. I ain´t got no control, when my heart´s in flames.

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Ϟ MINE IS APOCALYPSE

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Lets Talk About Love: Humphrff.
Playlist: Artic Monkeys ; Augustana ; Cobra Starship ; The Libertines ; The Doors ; Muse ; Nine Inch Nails ; Coldplay ; Radiohead ; Sum 41 ; Secondhand Serenade ; Lifehouse ; Kings of Leon ; Velvet Underground ; The Drums ; The White Stripes
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MessageSujet: Ϟ MINE IS APOCALYPSE Dim 22 Jan - 22:23



Gabriel Grant Urie


25 ans • 3 mars 1986 à Manchester • Gab' • Niark Niark • Désert Solitaire • Cascadeur parfois, surtout glandeur • High and Dry





Hors RPG


Prénom ou Pseudo: Apolline ; Ap(p)o ; Apocalypto ; Apocope ect...
Age : 19 étés
Avatar + crédits (signature et icons) : Le magnifique Mateus Lages. + Bannière (c) Odairs
Comment avez vous connu le forum ?: DC de Tallulah Rivers.
Qu'est ce qui vous a attiré chez lui ? Arf, je le trouvais si moche et si pourri que je me suis inscrite et que j'ai même fait un DC #ZBAF#
Suggestions / Remarques ? Nope ^^
Avez-vous lu le règlement ? You Rock by Owen
; haaaan j'aime trop cette chanson
Autres ? Vous aimez les matheux ?
› 2 ou 3 exemples de vos derniers rps svp :
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Dernière édition par Gabriel Urie le Lun 23 Jan - 22:09, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Ϟ MINE IS APOCALYPSE Dim 22 Jan - 22:24

Because You Worth It




◭ ◭ ◭







Je me suis pris une raclée. Une de plus, une de moins. La sensation était bien connue. C'était une bouffée de chaleur, de quasi bien-être. Non, de bien-être. C'est fou tout ce qu'une volée de coups peut provoquer. A vrai dire, K. aime d'avantage ce genre de chose que moi; le côté torturé et tout... Trop de facilité, de douleur, de plaisirs malsains. Mais de temps en temps, ça ne faisait pas de mal. C'était une raclée de plus, c'était une habitude de plus que j'avais prise à la même époque que celle de l'impertinence.

Le meilleur, c'était l'affreuse descente qui pouvait suivre. Le meilleur, c'était le pire de l'histoire. Un peu comme toutes les descentes, comme les crises de manques pour les drogués. Le pire était toujours le meilleur dans un programme d'autodestruction.

Je sais que K. aimait le fantasme que je lui renvoyais, l'illusion de l'écorché vif. Mon sourire débile, elle aurait voulu qu'il soit réel. Dans ces moments-là, elle aimerait certainement que mes mains dans ses cheveux soient affectueuses, que ma bouche sur la sienne soit d'avantage qu'une caresse, que mes paroles aient un sens. Pourtant elle le sait, elle le sait que tout ça n'est qu'une pause, un entract que je m'accorde pour une nouvelle bouffée d'air vers la souffrance.

Le meilleur dans tout ça je vous disais, c'est le retour en pleine face de la réalité, l'impact, le choc. Une réalité comme la mienne, ça ne pouvait que donner une mauvaise descente... Vous savez, lorsque le tourment devient insoutenable, vous déchire l'être, vous éclate la peau, vous savez, lorsque vous vous dites « Pourquoi je me suis mis dans cette merde ? ». Si il n'y avait pas toutes ces conneries que je pensais dans ces moments là, la flemme et l'apaisante sensation d'un corps imberbe de toute affliction n'auraient pas suffi à m'en empêcher.

De toute manière, l'autodestruction, vous trouvez ça sexy. Je le sais, peut être que c'est ça qui a plus à K., ce côté âme chaotique. Pourtant je n'ai pas fait exprès, je n'ai pas demandé à devenir ce putain de cliché. Avant, à l'époque c'est vrai que j'ai pu en jouer. Le côté génie un peu trop porté sur l'apitoiement et les ennuis, ça attirait, le prodige maudit. Il fallait bien y trouver un avantage et c'était bien le seul.

Ses clichés et tout ça, c'est certainement la pire chose. Ça vous bouffe de l'intérieur, ça barricade votre originalité, ça détruit votre motivation. La vérité, c'est que ça vous lasse et ça vous blase. Vous vous retrouvez emprisonné dans un délire que vous ne souhaitez même pas suivre, on vous y oblige, on choisit pour vous. Suivez le mouvement, allez-y, rejoignez la loi du talion, vieille comme le jour et usée comme la nuit, plongez dans l'océan rouge pourpre. Acceptez, endurez, redemandez. Gavez-vous. Ou bien refusez. Refusez, petits rebels à deux balles vous les ferez sourire, vous serez ce pauvre cliché que l'on aime tant. Comme le dit si bien Beigbeder (c'est peut être le fait d'avoir parlé de tête à claques qui me fait penser à lui), “ Tout est permis, personne ne vient t'engueuler si tu fous le bordel. Le système a atteint son but : même la désobéissance est devenue une forme d'obéissance”.Voilà, tout était dit. Une fois que vous l'aviez compris et assimilé, le constat était piètre. Je sais que c'est ça qui a amené K. ici, c'est le constat de ce vide, de cette connerie. De toute manière, vous finirez tous dans un coin de trottoir comme le mien. Rongé par la culpabilité des drames ou bien étouffé par la terrible course du vide. Vous finirez comme nous... Ou vous fermerez les yeux. Jouez le jeu, c'est abrutissant mais si la souffrance vous fait peur, c'est certainement la meilleure solution. Fermez les yeux, avalez leurs idioties, uniformisez-vous, arrêtez vos idées, entrez dans le moule, acceptez leurs mensonges. Pour les plus rétissant ne vous en faites pas, l'oeil au beurre noir est à la mode et les petites pimbêches ont des décolletés ' God save the queen - sex pistols ' ou portant le logo des Rolling stones parce que c'est à la mode, la révolte fait jolie, la petite pègre rend attractif je vous dis. Surtout lorsque les petites pimbêches ne savent pas qui est Mick Jagger, non vraiment, ça fait vraiment joli.

À penser de cette manière, réfléchir; j'avais l'impression que K. déteignait sur moi. J'avais arrêté de penser à ce genre de chose, arrêté de regarder derrière ma fenêtre. Elle et ses idées, elle et son besoin de les exprimer. Elle vous fouttait vraiment le cafard si vous n'aviez aucune envie de parler de tout ça. Parce qu'elle vous y obligeait. Quand je vous dis que la liberté ça n'existe pas, même avec K. c'est le cas. Surtout avec K. Il n'est plus question de liberté depuis longtemps lorsqu'on est aux pieds d'un ange. Et cet ange là, tout ce qu'elle voulait c'était que vous ouvriez les yeux. Elle n'avait pas de solution puisqu'il n'en existait pas. Elle vous demandait juste d'être conscient de tout ça, c'était vraiment la moindre des choses.

Je n'avais même plus envie de ce goût sang dans la bouche, je crois qu'en fait ce n'était pas la nuit à changer les habitudes. En plus K. dormait et chercher les embrouilles tout seul, avec la lèvre en sang et des petits bras étriqués c'était carrément pathétique. Alors comme à chaque fois que mon corps trouvait encore la force de se déplacer, je l'observais en me maudissant; me détruisant jusqu'à tomber au sol. Comme toutes les rares fois où je tenais encore debout, je regardais un ange dormir. J'avais appris que la rue sale allait vraiment bien à sa pureté.



▼▼▼








En fermant les yeux, j'arrive à sentir le vent du bord de la Tamise et la brume de l'aurore. La houle se lève à peine et les premières vagues répondent en écho aux appels des bateaux s'éloignant du port. Les lumières du phare glissent doucement sur ma peau et je suis serein. Libre car échappé, perdu à jamais sur le sentier du repos. Tout est calme et seul le chant enivrant et mystérieux des sirènes souffle au loin. La culpabilité a desserré son étau autour de mon cœur et mes pensées sont dans le coma de la mer noire. « Et toi, qu'est-ce qui t'amène par ici ? » Un sourire imperceptible creuse un sillon doré sur ma mâchoire. « La liberté, sans doute, moins théorique et plus pratique qu'autre part ailleurs. » Je lève les yeux vers le ciel, mes pupilles s'évadent dans la voûte céleste. Doucement, le zéphyr effleure mes joues rosées par le froid et une parcelle de mes mains, sortant légèrement de mon jean. Les nuages sont jolis quand ils sont blancs, pourpres, noirs. J'aime les nuages chargés de pluie par les vents violents. Les nuages, à l'aube, sont d'abord encore sombres, de l'obscurité de la nuit, puis, peu à peu, s'éclairent et deviennent des flocons blancs ou roses. Cet aspect changeant est ravissant. « Et qu'est-ce qu'un gosse comme toi fout ici ? » Je hausse les épaules. « J'suis pas un gosse. » Hostile, mon regard se fait inquisiteur, du venin à l'état brut s'injectant dans mes billes sombres. « Ouais.. Qu'est-ce tu fous ici, le mioche ? » Je fronce les sourcils, je n'aime pas ça. Sous prétexte que nous ne dépassons pas le mètre soixante-dix et que notre pantalon est mal coupé, sommes-nous obligatoirement des enfants. L'enfance est un état mental, on se sent enfant, on est enfant. L'enfance n'agit nullement sur l'apparence physique. Seule la stupidité humaine peut supposer de pareils critères. Hélas, stupidité humaine me regarde, l’œil vif et avide de savoir. Qu'il y a-t-il de si fascinant, percutant dans ma simple personne ? Est-ce si dérangeant qu'un jeune homme de seize ans blanc comme neige, vaporeux, puisse trouver racine dans les trottoirs sales et le macadam puant. La liberté, c'est la rue. « J'erre. » Errer, terme efficace pour décrire mon mode de vie. Marcher çà et là, au hasard, sans réelle but, sans réelle motivation, sans réel questionnement. Seul la contemplation des nuages et l'observation des étoiles parvenaient à attraper mon intérêt éphémère, à capturer mon regard fuyant. « T'erres hein, ça te dit de rejoindre ma bande ? » Bande ? Petit groupe de personnes, encore un reflet de la société du monde. Ils se croient malins, à vouloir refaire le monde en huis-clos, mais, au fond, c'est juste que des gens, encore des gens, qui errent ensemble juste parce que deux ou trois trucs les rassemble. Dans mon cas, c'est le fait que je trouve en la rue un logement stable et sécurisant. « Ça me dit rien. » C'était là tout, tout ce qu'il y avait à dire, tout ce que je trouve à dire. Je n'aime pas m'épancher sur une réponse, j'aime en dire pas assez, laisser les phrases en suspens dans le temps, l'espace, les esprits, conserver les non-dits, et surtout projeter le reste du flot de mes paroles, là, dans ma tête, là où ils trouveront leur bonheur, plutôt qu'en dehors de la barrière de mes dents, plutôt que dans l'oreille d'un autre. « Tu vas le regretter, mec. » Ça risque pas, les probabilités que tu me retrouves au même endroit, un autre jour, sont aussi minces que l'apparition d'une éclipse solaire dans le même mois. Lorsque tu auras le malheur de te retourner, j'aurais disparu, telle une seconde de la vie, rapide, insaisissable et terriblement fugace.


[ ... ]



Une odeur de savon. Louche. Soit c'était l'odeur d'un passant un peu trop propre, soit j'avais du mouron à me faire. J'ouvrais les yeux et des mains m'attrapèrent les bras comme les jambes. La rue, c'était dangereux. Pas plus que les prisons ou un repaire de la mafia, mais dangereux quand même. Des boucles brunes frottèrent mes joues rougies et un regard implacable accrocha mes yeux. Et merde. Je tentais de me débattre, en vain. Certes, on pourrait me qualifier d'intellectuel supérieur mais bizarrement, ça me rend prétentieux auprès des autres, alors que ce n'est que la stricte vérité, mais, on pouvait également me qualité de sportif inférieur, et de loin. Dame Nature avait concentré sa bonté sur ma boîte crânienne et tout ce qui était en dessous n'était qu'un amas de chair molle et flasque qui se tordait à foison sous les sévices corporels et la peau chaude. Et pourtant, je me débattais comme un diable, j'essayais de fuir l'inévitable. « Si tu crois que tu peux rivaliser avec Hank et moi, je te conseille d'abandonner, mon petit. » Je m'affaissais, vaincu, avant même d'être entrer dans l'arène, je me laissais faire. Après tout, pouvais-je réellement rivaliser avec des militaires ? Je suis pragmatique, je n'ai pas la moindre chance avec un pingouin unijambiste, alors la lutte ne servait nullement à rien. Toute force avait quitté mon corps, toute faiblesse l'avait emplit. L'impuissance est le pire des maux.

Franchement, je me sentais mal. Mal parce que finalement, tout ce que j'avais fait, entreprit et accomplit venait de s'effondrer à l'instant où mon oncle et ma tante m'avait mis la main dessus. Tout. Pourtant, mon plan n'était que brillance et calcul. S'enfuir un jour de réunion d'anciens militaires. Prendre le train à l'oeil. Disparaître dans les grandes rues de Londres et se déguiser en mendiant. La naïveté n'a aucune frontière. Quand je regarde le ciel, je me demande toujours jusqu'où ça va, s'il y a une fin. Combien de milliards de kilomètres il faudrait faire pour en voir le bout. Je crois que c'est un peu comme la naïveté, quelque chose d'abstrait qui au fond n'est qu'un objet concret.

▼▼▼



J'étais dans un bain. Rares étaient les bains que mon corps a pu sentir. J'ai toujours eu peur de prendre des bains. Non pas que j'ai une fascination malsaine pour les mauvaises odeurs et la saleté. Non, je ne pense pas. Disons plutôt que la sensation de pouvoir être emporté par l'eau, submergé par les bulles. Me laisser immergé par quelque chose, même si sa nature n'était qu'un corps chimique. Quand on reste dans un bain trop longtemps, on a les doigts tout fripés. J'ai lu l'explication dans un livre : la couche supérieure de notre peau, l'épiderme, absorbe l'eau, se dilate, et fait des plis. Nous n'étions que des éponges. Et dans mon cas, il n'y avait pas que mon corps qui était spongieux. J'absorbe tout, tout le temps. Les coups, les souffrances, les déceptions et le désespoir. Une fois pressé, l'espoir, la félicité, la force s'échappaient à grosses gouttes, il ne restait plus rien qu'un truc troué et affaissé ne contenant plus que la substance néfaste dont il s'était gorgé. De toute façon, j'étais prédestiné à être une éponge. La faute à mon patrimoine génétique douteux. Que voulez-vous ? Une mère agoraphobe et un père dépressif, ça ne fait pas toujours bon ménage, et je dois admettre que si on omettait ma forte attirance pour le danger et les ennuis, j'étais à peu près ordinaire. J'avais passé les premières années de ma vie dans une parfaite insouciance, l'insouciance des prémices, pleine d'avenir et de promesses. Et puis, voilà que j'étais devenu un grand frère. Je devais m'occuper d'une espèce de gnome de trente centimètres, sentant la douceur brûlante de l'été et les relents des égouts, tout un art. Et voilà qu'il est mort. Il n'avait pas survécu, mort parce qu'il était trop faible pour survivre. Depuis, plus rien n'avait été pareil. Mon père s'enfermait dans sa chambre, sous prétexte qu'il écrivait le grand chef d’œuvre de sa vie, alors qu'il remplissait de larmes son bureau. Ma mère avait peur de sortir, Nathanael, feu mon petit frère, était décédé à cause d'une infection respiratoire. Il était mort sur le chemin du retour, à l'extérieur de la maison. Dès lors, franchir la porte s'était relevé pour ma mère, franchir la porte des Enfers. J'avais aussi mes peurs. Peur de finir comme mes parents, engloutis par quelque chose de plus grand qu'eux : leurs propres peurs qui avaient décuplé après la mort de mon petit frère. J'avais peur de ne pas savoir faire face à quelque chose, à ne jamais trouver de réponse. Ça peut semble bête de prime, mais une question ne peut pas, parfois, trouver. Et c'est fichtrement angoissant. Imaginez, un million de milliards de questions, sans réponses, vacantes, sans réelles raisons d'exister ni d'être posées ou même pensées. Que serait la vie si elle demeurait une énigme pour les Hommes ? Bien sûr, ils ont leurs sectes, leurs croyances et leurs sciences pour penser à leur place, les rassurer. Mais moi, j'ai quoi ? Une marge de confort, qui se situe à peu près entre le masochisme et l'auto-destruction. Mais j'avais quelque chose au moins.


▼▼▼



La vie au camp Reynolds était un cataclysme, un mélange de Coca Cola et de Mentos, une bombe nucléaire sur un tremblement de terre, peut-être même l'apocalypse, mais il y a toujours pire dans la nature, comme meilleur. Le camp Reynolds était le nom qu'avait donné mon oncle et ma tante pour leur maison. C'était un sorte de grand bungalow, sans la piscine, le jacuzzi et la pelouse verte. Non, juste de la boue et du sang. Classique pour des militaires. On apprenait là-bas à devenir des hommes, des vrais. J'étais convaincu d'en être un, et pas parce que mon nez s'était tellement cassé qu'il avait perdu sa forme initiale, non, simplement parce que d'un point vu métaphysique, j'avais toutes les caractéristiques d'un homme sorti de la puberté, mais un homme quand même. Et même si je me tuais à l'expliquer à Oncle Hank et Tante Fiona, ça revenait à faire comprendre à un daltonien la différence entre le rouge et le bleu. Inutile puisqu'ils ne pouvaient pas comprendre. La seule conséquence de leur ignorance était mon brusque changement de vie. La culture du sport et du meurtre patriotique n'étaient pas franchement mes domaines de prédilections, et si Oncle Hank et Tante Fiona n'ont pas abandonné le cas irrécupérable que j'étais, c'était sans doute parce que je comptais mieux que les autres, à défaut de les rattraper à la course d'obstacles. Mais bon, ainsi est la vie. Le camp Reynolds proposait aussi des cours, fourni par Fiona, je n'étais plus aller à l'école depuis mes sept ans, et dès lors, je n'avais plus connu que les enseignements douteux de ma tante. J'avais eu pour seuls camarades de classe mes cousins, les rejetons ayant prit, pour la plupart, toutes les caractéristiques qui me faisait grincer des dents chez Hank et Fiona. Le côté soldat pré-fabriqué, les convictions réductrices et faciles et cette manie qu'ils avaient de mettre l'activité sportive sur un piédestal. Pourquoi m'être enfui ? J'hésite entre un simple caprice, une saute d'humeur ou un profond désespoir. Peut-être un peu des trois. Mais bon, c'est pas comme si c'était la première fois. La septième à dire vrai. Et ils ont persévéré, en bons bourreaux qu'ils sont.


◭ ◭ ◭



Je suis un goujat. C’est ce que tout le monde dit, c’est ce que tout le monde pense, ou presque. Je suis un goujat parce que n’aime personne, n’aime rien, à part me perdre dans des réflexions oscillant entre des réflexions mathématiques ou philosophiques. Enfin c’est l’impression que je donne. Je noie mon interlocuteur dans mes questionnements internes, complexes et incompréhensibles. Et, lorsque je suis de mauvais poil, je ne prends pas la peine de répondre, ce qui me rend automatiquement arrogant, dans l'imaginaire collectif. Mais bon, je me fiche bien de ma mauvaise publicité, les gens ne sont pas obligés de me supporter, alors quelle importance ? Je pense que tout est éphémère, tout, absolument tout. Les gens, la vie, l'amour, la haine, les envies, les dégoûts, les craintes, les acquis, les regrets, les remords. Car au final, tout fini par s'envoler, par disparaître avec notre enveloppe charnelle. Notre essence, notre esprit, nos convictions, nos retranchements, tout fini par s'enfuir, au loin, à l'infini, quelque part, peut-être au Paradis, pour les théoriciens, peut-être nulle-part pour certains, ou peut-être rien du tout, simplement parce qu'on y a pas penser ou qu'on ne veut pas y penser pour d'autres. J'avais revu K. Dans la même rue où l'on s'était rencontré, lorsque j'étais égaré dans les tréfonds de Londres, la mine jaune et l’œil violet. Elle était toujours là, dans la rue, à n'attendre qu'une chose, que ses jours cessent. Moi, j'avais toujours mes peurs. Au fil du temps, je m'étais habitué au camp. Oncle Hank voulait m'enrôler dans l'armée, j'ai fui, pour changer un peu. J'avais dix-huit ans, j'étais majeur. Qu'ai-je fait ensuite ? J'ai erré, encore et encore. Je n'avais jamais eu de réels repaires. Hank et Fiona étaient bien sympathiques mais ils ne restaient que l'oncle et la tante, diamétralement opposés à moi d'un point de vue moral. Nous n'avions pas les mêmes conceptions de la vie et je préférais encore être livré à moi-même plutôt qu'à eux, car je finirais par me laisser convaincre, au bout du compte. J'avais une part, en moi, extrêmement influençable. Même si elle était profondément enfouie en moi, qu'importe elle existait, perdurait et me narguait. Je crois qu'à un moment donné, je me suis rendu compte que tourner en rond ne m'avancerait à rien. Alors, je me suis lancé dans le doublage. C'était facile et accessible. A une époque lointaine, celle où mes narines s'emplissaient encore de senteurs enfantines, on m'avait diagnostiqué " précoce ", un mot comme un autre pour dire " futur génie ". Foutaises. Je n'ai jamais voulu développer quoi que ce soit. Plutôt m'enfermer dans la médiocrité. Tout ce qui me tentait réellement. Faire semblant de se battre, se fondre dans un costume, prendre la place de quelqu'un d'autre, c'était une abstraction intéressante.


[ ... ]



Je suis la névrose putride de notre lassitude, je suis le cancer qui suce chaque goutte de tes lèvres, je suis la rancœur de ton âme et le vide entre tes reins. Je suis l'absurdité de ton être et la moisissure de notre espoir. Je suis l'épine de la rose sur ton cercueil et la fin de l'aube d'un autre jour. Comme la gangrène à ton cœur, mon souffle froid aspire tes soupirs. Je suis l'enfer noir venu de l'est et mon nez sniffe la neige de mon pays. Ma peau blanche vire au gris et ta peau fraiche contre la mienne est un supplice. Je me fiche d'être en vie tout comme vous vous fichez de votre dernière cigarette. Je me fiche de vous et le monde pourrait bien exploser demain qu'il ne susciterait chez moi qu'un sourire. Je ne veux pas aller mieux, à quoi est-ce que cela servirait ?




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Dernière édition par Gabriel Urie le Ven 3 Fév - 23:00, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Ϟ MINE IS APOCALYPSE Dim 22 Jan - 22:34

Mateus
Rebienvenue et bonne chance pour cette nouvelle fiche

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    You want to walk on my side
    I'm the devil in disguise
    That's just the way that it goes
    I guess you didn't know
    Keep me high, Keep me low
    I don't want to tell you where I've been
    Owen Campbell - High/Low

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MessageSujet: Re: Ϟ MINE IS APOCALYPSE Dim 22 Jan - 22:39

(Re)Welcome sur RR

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MessageSujet: Re: Ϟ MINE IS APOCALYPSE Dim 22 Jan - 22:46

Excellent choix d'avatar J'ai hâte d'en savoir plus sur ce personnage !
Bonne continuation pour ta fiche

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    You make me feel so divine Your soul and mind are entwined Before you I was blind But since I've opened my eyes And with you there's no disguise So I could open up my mind. So I put away the fight Now I'm gonna live my life Giving you the most in every way.


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MessageSujet: Re: Ϟ MINE IS APOCALYPSE Dim 22 Jan - 22:54

Il est matheux, Mateus? scratch

Bonne chance pour cette nouvelle fiche, comme Owen, hâte de découvrir ce perso

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It's the weight of the world I know
As I struggle to be whole
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Mood: Confused

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MessageSujet: Re: Ϟ MINE IS APOCALYPSE Dim 22 Jan - 22:59

Rebienvenue ici!! Bon choix d'avatar Et bonne chance pour cette nouvelle fiche!

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MessageSujet: Re: Ϟ MINE IS APOCALYPSE Dim 22 Jan - 23:02

Merci à tous pour l'accueil ^^

Okay Brandon, j'ai un humour tordu parfois qu'on doit comprendre à l'envers, en zig-zag, en diagonale... Mais non, les jeux de mots et moi : Nein !
Ca a un rapport avec mon personnage et non Mateus, mais la comparaison était fine
Histoire de mettre un peu de suspens, je dois dire que de tous les personnages que j'ai créé et interprété, celui-ci est mon petit chouchou, mon favori, mon préféré

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Playlist: David Bowie - Five Years, T-Rex - Children Of The Revolution\ David Bowie - Starman\ Owen Campbell - High/Low\ Jeff Buckley - Lover, You Should've Come Over\ The Clash - I Fought the Law\ The Connels - 74'75'.
Mood: annoyed

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Age du personnage: 22 ans
Proposition de sujet : ON
MessageSujet: Re: Ϟ MINE IS APOCALYPSE Dim 22 Jan - 23:13

LOL, j'aurais essayé xD
Ooooh, va falloir piquer souvent pour voir l'évolution de la fiche alors et en savoir davantage

_________________

It's the weight of the world I know
As I struggle to be whole
It's the weight of the world I know
As you are mine and we will find

Owen Campbell - Weight Of The World

Spoiler:
 
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The Never-Ending Why
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Lets Talk About Love: Well, now you know...
Playlist: Beady Eye - Four Letter Word, Bob Dylan - Hurricane, Placebo - This Picture, Placebo - Post Blue, Warning Sign - Falling Down, Radiohead - Karma Police, The Who - My Generation, Owen Campbell - Aya, Owen Campbell - The Line (Album)
Mood: Busy

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Age du personnage: 25 YO
Proposition de sujet : Pause
MessageSujet: Re: Ϟ MINE IS APOCALYPSE Dim 22 Jan - 23:32

Rebienvenue

_________________

Slip inside the eye of your mind
Don't you know you might find
A better place to play
You said that you'd never been
But all the things that you've seen
Will slowly fade away

Spoiler:
 
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Lets Talk About Love: ufff....
Playlist: Bob Dylan - Blowin' in the Wind, The Clash - Rock The Casbah, Kaiser Chiefs - Every day I Love You less and less, Gnarls Barkley - Crazy, Kitchens of Distinction - Breathing Fear, David Bowie - The Man Who Sold the World, Black Rebel Motorcycle Club - Rifles, Owen Campbell - The Line (L'Album), REM - Losing My Religion
Mood: lost

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Age du personnage: 26 ans
Proposition de sujet :
MessageSujet: Re: Ϟ MINE IS APOCALYPSE Dim 22 Jan - 23:41

Rebienvenue, bon courage pour ta fiche

_________________

    The summer sun It blows my mind
    It's falling down on all that I've ever known
    Time to kiss the world goodbye
    Falling down on all that I've ever known
    Is all that I've ever known
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Ϟ MINE IS APOCALYPSE

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