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Revival Rock

When passion rules the game. I ain´t got no control, when my heart´s in flames.

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don't shoot me santa

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MessageSujet: don't shoot me santa Lun 5 Déc - 14:21


Don't Shoot Me Santa
Blythe & Drustan



    Quand elle était enfant, Blythe avait l’impression que les grandes vacances d’été duraient une éternité, ou bien qu’il fallait attendre des lustres pour que Noël arrive enfin. A cette époque là, en un week-end on pouvait faire des milliers de choses. On avait le temps de tout faire. Maintenant qu’elle était à l’âge adulte, elle avait cette fameuse impression que le temps s’était accéléré, comme si les années filaient comme du sable. Pour le temps est invariable, c’est la chose la plus constante qu’il existe, il a exactement la même valeur pour tous. Mais malgré cela, tout le monde ressent, à un moment donné, cette impression que le temps défile plus vite avec les années. La scénariste est loin d’être la seule à éprouver cela.

    A vrai dire si cela nous arrive c’est parce que l’homme est un être sensible et subjectif. Le temps n’a rien de linéaire pour lui. Il ne se contente pas, comme la lumière, d’aller d’un point A à un point B à vitesse constante. Il semble s’accélérer ou se ralentir selon la concentration, l’intérêt pour ce que nous faisons. Par exemple, on a rendez vous avec un retardataire maladif. On arrive bien sur à l’heure mais celui qui doit nous accompagner prévient d’un retard de plus d’une demi-heure… Alors pendant le lapse de temps où on doit l’attendre on est comme bloqué, condamner à patienter sans rien faire. On comble le temps comme on peut en fumant une cigarette, en consultant ses messages sur son téléphone, en regardant les gens qui passent et bien sur on consulte sa montre toutes les trente secondes en se disant que le temps passe extrêmement lentement. Comme s’il était bloqué. A contrario quand on fait quelque chose qui nous passionne, et qu’on s’y adonne avec passion pendant des heures, on ne s’en rend pas du tout compte. Quand notre cerveau est absorbé par quelque chose, la notion du temps n’existe plus. C’est une chose qu’on occulte. Notre cerveau se met comme en veille de ce point de vu-là et une fois qu’on revient à la réalité, on n’a pas conscience du temps qui s’est écoulé depuis qu’on s’est déconnecté. En fait, nous ne percevons plus le monde extérieur.

    Toujours dans le même esprit, par exemple quand on a la possibilité de voir un enfant grandir. Qu’il soit le notre ou non. On le voit jour après jour. Quotidiennement, on découvre son évolution qui se fait petit à petit. D’abord on s’émerveille quand il parvient à rester assis. Et puis on l’admire marcher à quatre pattes, tenter de se lever et garder l’équilibre. Il fait ses premiers pas en se tenant à nous et nous nous lâche enfin pour vagabonder seul. Jour après jour, quand on assiste à ces évolutions, on ne fait ps attention au temps qui passe. On a l’impression qu’il évolue à une vitesse normal et puis tout d’un coup, on réalise que cette enfant en question va à l’école, se fait des amis, connaît ses premiers problème existentiels. Et à ce moment là on se dit « comment est-ce qu’il est devenu aussi grand ?».

    Blythe ressentait exactement ce sentiment, en découvrant que Londres était à nous prête pour les fête de fin d’années. C’est en apercevant les sapins un peu partout dans la ville qu’elle se rendit compte qu’une année entière venait de se passer. Durant ces douze dernier mois, elle s’était essentiellement focalisée sur son travail, en enchainant plusieurs projets entrecoupés de pauses plus ou moins longues. Parfois elle avait eu l’impression d’être bousculée par le temps, d’en manquer. A d’autres moments, elle était beaucoup plus tranquille. Mais jamais elle ne se disait l’année passe trop vite, jusqu’à e que noël montre le bout de son nez. La scénariste réalisait tout ce qu’elle avait fait en un an et trouvait qu’elle avait bien été remplie mais paradoxalement qu’elle se terminait trop vite. A vrai dire, Blythe n’avait pas l’impression d’avoir énormément évolué. Professionnelle tout allait bien. Son travail était de plus en plus demandé et apprécié. Mais sentimentalement, ce n’était pas encore ça. L’année passée elle s’était promise de se lancer des défis professionnels pour avancer. Ce quelle avait fait mais au détriment de sa vie personnelle. Et pour l’année à venir, elle avait envie de combler ce manque.

    Ceci dit, à cet instant précis, elle avait d’autres préoccupations plus importantes comme trouver les derniers cadeaux de noël à offrir qui lui manquaient. C’est pourquoi elle se baladait dans l’un des nombreux marchés de noël de la ville. Cela faisait déjà une demi-heure qu’elle se baladait et tout ce qu’elle avait trouvé à acheter était une paire de gants assortie à un bonnet et elle n’était pas tout à fait satisfaite de son achat. Mais son intention quitta un instant sa liste de cadeau quand elle reconnut une silhouette qui traversait également les allées du marché de Noël. La silhouette en question était celle de Drustan, un garçon qu’elle avait connu plus jeune dans son club de tennis et qui était devenu joueur professionnel. En le reconnaissant, elle repensa immédiatement à leur dernière rencontre et surtout quand le jeune homme s’était empressé de quitter le café en oubliant des affaires derrière lui. Des affaires que Blythe avait bien évidemment récupérées mais sans jamais avoir l’occasion de lui rendre. Repensant à ce qu’il avait laissé derrière lui dans ce café, la scénariste regarda les étalages devant elle et son regard tomba sur des carnets d’écriture. Comme le hasard faisait bien les choses. Elle en prit un sans attendre et se dirigea vers Drustan qui heureusement ne s’était pas encore volatiliser.

    - Bonjour Drustan, tu vas bien ? Sans vraiment laisser le temps de répondre, elle enchaina. Ca tombe bien que je tombe sur toi, j’ai quelque chose pour toi ! bon tu m’excuseras, je n’ai pas pris le temps de l’emballer… Elle lui tendit le sachet contenant le carnet et avec un sourire malicieux elle s’exclama : Joyeux Noël avec un peu d'avance !

    Bon d’accord c’était bizarre. Mais depuis qu’elle avait récupéré ces textes dans ce café, elle était de curieuse de savoir ce qui le poussait à écrire et surtout pourquoi il le dissimulait et puis elle ne savait pas trop comment lui annoncé qu'elle les avais lui... Alors elle y allait progressivement


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MessageSujet: Re: don't shoot me santa Jeu 8 Déc - 22:06

    Pourquoi tant de gens sont tristes à Noël ? D'où nous vient ce vague à l'âme qui nous empêche de nous réjouir vraiment ? Je ne parle pas ici à ceux pour qui Noël est une corvée, de dinde ou de belle-maman, de messe ou de cadeaux sans âme… Non, même entourés d'êtres chers avec qui nous sommes heureux de passer cette soirée, nous la voyons parfois arriver avec un fond de tristesse, nous aspirons à ce que ça passe la plus vite possible. Sans doute parce qu'au fond de nous sommeille toujours le souvenir de nos émerveillements d'enfant devant le sapin, l'excitation au moment d'ouvrir les paquets, la féerie des bougies, l'idée du Père Noël, toute cette magie qui s'en est allée. Gardons-nous d’idéaliser les bonheurs de l’enfance, ils ne seront plus jamais vécus avec la même spontanéité, avec la même innocence. Jamais plus nous ne retrouverons cet état de grâce originel, mais réjouissons-nous de ce qui fût, plutôt que de le pleurer. Il en va de même pour les amours mortes, pour les passions taries, pour les amitiés perdues… Cela a eu lieu, nous avons eu la chance de connaître cet amour si fort, cette amitié si belle, cette passion qui nous a donné des ailes. Elle nous appartient et personne ne pourra nous l’ôter, mais laissons-la dans le tiroir des belles années passées et ne mesurons surtout pas la qualité de nos nouvelles aventures à l’un de ces souvenirs. D’autant plus qu’avec le temps, nous avons tendance à les embellir, à en retirer tous ce qui les ternissait. Seuls restent les meilleurs moments, comme dans un album de photos où ne dorment que les plus beaux clichés. Le reste, plus quotidien, plus banal n’a pas été photographié et s’estompe avec les années.

    L’expérience des années nous forge et nous modifie. Jamais plus nous n’aurons la même naïveté et c’est bien comme ça. Nous perdons en effet quelques illusions au fil des ans, nous apprenons par nos échecs autant que par nos réussites, mais là aussi tant mieux, l’inverse serait inquiétant. Oui, la force de cette passion, Drustan se réjouit de l’avoir connue, la densité de cette amitié exclusive aussi, la féerie de ces Noëls d’enfance, il a été heureux de les avoir vécus. Souvenirs forts, intenses, merveilleux, il les garde au chaud et il ne veut pas qu’ils le peinent par leur estompement ou leur disparition. C’est l’histoire de sa vie, c’est l’histoire de la Vie. Il se réjouit de ce qui fût, il se sent plein de ce qu’il a aimé, de ceux que j’ai aimés, mais ni vide, ni triste de les avoir perdus. Il n’est pas en manque, mais en plein. En plein de nostalgie. Les années passent, les gens apprennent souvent à tourner la page, mais pas Dru’… Ce n’est pas non plus l’homme à s’accrocher pas désespérément aux souvenirs, aussi beaux soient-ils, ils ne constituent en rien la mesure de ce qui l’attend sur les chemins de la vie. Il sait que ce qui fut ne sera plus jamais à nouveau. Il n’aimait plus Noël, mais il n’arrivait pas non plus à détester cette période de l’année pour y avoir vécu d’inoubliables instants dans le passé.

    En cette période, si ce n’est cet air nostalgique encore un peu plus accentué. Dru ne change pas, son attitude est la même. Son apparence reste identique à ce qu’elle est depuis quelques temps à présent. Toujours mis sans des habilles sombres ou la seule chose qui brillent sont la griffe des marques. Des vêtements bien vieux pour la plupart datant d’anciennes collections, l’envie de se refaire une garde-robe n’ayant plus pointée le bout de son nez depuis des lustres. La capacité de s’en refaire n’est plus au gout du jour non plus. Les marchés de noël, il passait par ici par hasard. Il n’avait pas envie de gouter à quelques friandises ou autres gâteaux traditionnels, et il n’avait pas non plus cette envie d’aller dans l’un des nombreux magasins se trouvant un peu partout pour acheter des cadeaux. A qui les donneront-ils ? A ses plantes peut-être ? Elles se contentaient d’air et d’eau fraiche, rien de bien compliqué à trouver. Son regard s’attardait de temps en temps sur diverses choses. Mais le regard de Dru ne se mettait que très rarement à observer les personnes, comme si ses les objets qui l’intéressaient plus que tout et là ou il se rendait, alors même qu’il n’avait aucun intérêt ou but à les observer. En fait, il se sentait assez détendu malgré le monde. Son corps est un allié formidable dans sa perception du monde. Lorsqu’il pénètre dans un lieu, par exemple, il ressent rapidement l'atmosphère globale. Si l'ambiance est bonne, il se sent léger et détendu. En revanche, lorsque l'environnement est pénible, il peut presque ressentir physiquement le poids de ce climat trop lourd. Il est alerté d'un danger ou d'un risque éventuel avant même de le comprendre consciemment. Tous ces avertissements lui sont adressés par son cerveau émotionnel. Plus rapide que sa partie consciente, il envoie des signaux corporels qui peuvent prendre différentes formes : la respiration s'accélère, la poitrine se serre, le ventre se crispe...A lui de les décoder. Et parler de ça veut dire qu’en cet instant, Dru a un étrange pressentiment, il sent que quelque va bientôt se dérouler. C’est sa solitude aussi qui lui a permise de développer ce genre de rapport avec son corps, son passé de sportif de haut niveau a également faciliter cette tache. Son corps n’eut aucune surprise lorsqu’il entendit son prénom, presque impassible, seul son regard portait de l’étonnement lorsqu’il découvrit le visage de Blythe. Il ne l’avait plus revu depuis cette rencontre au café …Elle ne le lui laissa pas le temps de répondre et lui tend un sachet et silencieux, Dru l’examine autant de l’extérieur de l’intérieur. A ce moment, ses sourcils se froncèrent et c’est presque aussi qu’un léger étourdissement le traverse en découvrant à carnet fait spécialement pour écrire…Pour écrire ? Pour écrire !

    « Euh…merci, t’aurais pas du…mais, je ne vois pas…je ne vois pas à quoi cela pourrait me servir … »

    Aucun sourire, aucune expression explicite, nada. Il ne soupçonne que les feuilles perdues de ses écrits furent trouvé par Blythe et il n’a pas non plus le réflexe de la remercier simplement en lui souhaitant un joyeux noël alors qu’il pose son regard sur celui de la jeune femme…

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MessageSujet: Re: don't shoot me santa Lun 12 Déc - 1:10

    Elle n’avait pas choisit ce carnet simplement parce que c’était la première chose sur laquelle ses yeux s’étaient posés. Elle n’avait pas pris un objet au hasard histoire d’avoir une raison d’aborder Drustan. En fait, c’était un garçon qu’elle avait beaucoup apprécié dans son adolescence quand elle avait l’occasion de trainer avec lui sur les courts de tennis. Ensuite c’est le jeune athlète qu’elle admira et dont elle suivait de très près la carrière, sans être une absolue fanatique. C’était loin d’être son genre. Quand la carrière sportive de Drustan s’arrêta, elle fut énormément peinée. Mais ce n’est pas pour autant qu’il cessa d’exister à ses yeux. Elle était loin de prétendre qu’ils étaient de grands amis. Leurs rencontres étaient la plupart du temps dues au fruit du hasard comme celle-ci d'ailleurs. Et puis, les dernières fois qu’ils s'étaient croisé, Blythe trouvait à chaque fois le jeune homme un peu plus replié sur lui-même ce qui la bloquait énormément lors de leurs échanges.

    Probablement que si elle n’avait pas eu en sa possession ces pages oubliés, elle ne serait pas aller l’aborder. D'une certaine manière, elle réalisait tristement, qu'elle avait de moins en moins de facilité à discuter avec lui. Les choses étaient bien différentes que dans leurs adolescence. Jusqu'à ce qu'elle tombe sur ces feuilles, elle pensait avec un petit pincement au coeur qu'au bout d'un certain temps, il leur arriverait de se croiser dans la rue sans même s'arrêter pout se saluer. Mais ce jour-là n'était pas encore arrivait puisqu'elle s’approchait de lui, munie de ce cadeau, avec dans la tête cette nouvelle découverte à son propos. Son geste n'était donc pas sans arrière pensé. A vrai dire, Blythe n'avait pas l'esprit tranquille en approchant même si c'était loin de transparaitre. Pour la simple et bonne raison qu’elle avait lu ces textes retrouvés tout en devinant que c’était privé. Intime. Si elle laissait derrière elle, un de ses nombreux carnets, cela la rendrait malade de savoir qu’on le lise sans son autorisation. Donc si elle venait ainsi vers lui ce n’était pas innocent mais c’était une façon déguisé de lancer le sujet. En fait elle craignait de lui dire j’ai trouvé ces feuilles. Si elle pouvait éviter de lui révéler elle le ferait sans hésiter. Elle aurait très bien pu aussi ne jamais rien dire, et le laisser croire que ces textes avaient tout simplement disparut, mais il y a quelque chose qui faisait qu'elle avait envi qu'ils abordent ensemble l'écriture.

    C’est donc parce qu'elle trouvait que rendre ces feuilles était une chose délicate qu'elle continue le jeu du cadeau innocent. Alors elle se contente dans un premier temps de répondre à sa question – qui n’en était pas vraiment une – sur l’utilité d’un tel cadeau.

    - j’avoue qu’à l’air du numérique, du papier c’est très vieux jeu… Mais j’ai toujours trouvé ça authentique et salutaire comme cadeau. Quand tu en as un, tu peux y noter tout ce qui te tient à cœur, t'en servir comme pense-bête, y marquer des recettes ou les récits de voyage. Avec un carnet comme ça, tu peux avoir la certitude de ne jamais oublier les évènement que tu y notes. Tu peux y inscrire les choses dont tu as rêvé et y repenser quelques jours plus tard… ou simplement vider ton esprit. Tu fais le vide et tu inscris les choses qui te passent par la tête sans réfléchir… Y’a un coté libérateur, c’est vivifiant !

    Blythe avait légèrement déviée dans son explication. Elle voulait d’une façon naïve citer tous les choses qu'on pouvait faire avec un carnet d’écriture et finalement elle termina en évoquant son ressentit quand elle se laissait au jeu de l'écriture automatique. Etant scénariste, Blythe ne passait pas une journée sans écrire quelque chose. C’était presque vitale et obligatoire pour elle. Mais tout ce qu’elle écrivait n’avait pas forcément pour but d’être publié ou lu par les autres. Elle n’écrivait pas que pour son travail. Il y avait des tas de carnets entreposés chez elle dans lesquels elle notait tout et n'importe quoi. Des listes, des rappels, des phrases qui lui passaient par la tête, des citations qui l'inspiraient. Elle trouvait amusant parfois d’en prendre un très vieux et de le relire. De retrouver les vieille phrases notées au hasard et se remémorait pourquoi elle les avait écrites. N’étant pas une personne qui se confie énormément, c’était sa façon à elle d’évacuer les choses. Il est bien connu que l’écriture est la meilleure des thérapie. En écrivant, on met sur le papier des choses que l'on n'aurait jamais osé prononcer peut-être parce que l'on en a honte, qu'on ne les assume pas encore. Il n’y a personne alors qui nous juge. On peut se laisser aller et écrire des choses qu'il n'aurait pas pu être dit en présence de quelqu’un. Et puis l’écriture est parfois plus libérateur que la parole. Les mots prononcés ne restent pas, ils sont éphémères dans l’air. Les mots écrits restent encrés sur le papier tant que celui-ci n’est pas détruit. L’écriture a plus de valeur. En écrivant, on donne une existence à ce que l'on pense. C'est comme si on faisait un travail de rangement, de classement. Une fois écrits, les souvenirs ne nous encombrent plus l'esprit. C'est un acte d'expulsion.

    Blythe était tentée de lui demander s'il n’avait jamais fait ça, connu cette sensation de libération par l'écriture. Mais elle connaissait presque la réponse. Elle trouvait qu'il y avait quelque chose de malhonnête à la poser et puis elle savait qu'elle n'était pas douée pour "cuisiner" les gens. Alors elle passa en quelque sorte aux aveux.

    - A vrai dire, si je t’ai pris ce carnet, c’est parce que j’ai trouvé ça la dernière fois qu'on s'est croisé...

    Elle chercha dans son sac un livre usé à force d’être trimballé partout. Au milieu des pages, elle récupéra des feuilles volantes, pliées en quatre, écrite à la main. Elle les tendit d’un geste incertain à leur propriétaire.


    - Tu les avait oublié à ta table... J’ai tenté de te le dire mais tu était déjà parti le temps que je m'en rende compte...

    Blythe faisait moins la maligne en lui expliquant. Et si le ton était différent, c’est parce qu’en les lisant, elle avait l'impression d'avoir violer son intimité grâce à quoi elle avait découvert une nouvelle facette de Drustan qu’elle était loin d’imaginer exister. L’attitude déprimé de l’ancien tennisman avait toujours géné Blythe parce qu’elle n'envisageait pas qu'on puisse s'apitoyer ainsi sur son sort et ne rien faire pour changer. Mais en lisant ces textes, elle découvrait un tout autre Drustan. Ces textes était extrêmement sombres, elle trouvait ça même parfois sinistre mais très touchant également.

    Blythe ne rajouta rien, préférant attendre la réaction de Drustan. Une partie d'elle craignait vraiment, qu'il se mette en colère et lui crache sa haine au visage.





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MessageSujet: Re: don't shoot me santa Jeu 15 Déc - 12:47

    Parfois, quand la vie nous joue un mauvais tour, on laisse exprimer sa rage. C'est ainsi que les plus fous ont vu le jour. Je ne parle pas des tyrans, empereurs ou rois qui vivent dans la luxure de l'argent et du pouvoir, non, je parle de ces petites gens qui vivent dans les grandes villes, ceux qui traînent dans la misère -Est-ce pour cela que certaines femmes sont surnommées ''traînée ?''- ou qui ne vivent même pas sous un toit, ceux pour qui la vie n'a jamais été une partie de plaisirs, ceux qui s'usent le corps au travail et qui ne parviennent néanmoins pas à subvenir à leur besoin -ou à peine. Ces gens, tellement haineux envers la société qui, un jour, cèdent à la tentation du mal, celui de l'illégalité. Meurtres, violes, incendies, sadisme, tout est bon pour faire passer son message, au point de bafouer le respect à autrui. Parfois, quand la vie nous joue un mauvais tour, on s'enferme sur soi même et on subit, croyant que cela passera. Ce sont généralement les plus faibles qui décident cela, ces gens qui ont trop peur de s'insurger et préfère déambuler dans les rues avec comme but de survivre que revendiquer leur mal, leur maux. Ces gens n'avaient eux non plus eux la vie facile, mais généralement avait en plus subit des brimades ou moqueries les rendant pathétiques pour eux même. Roulés dans la boue. Même les plus grands de la société peuvent être renfermés sur eux même, moins, mais tout de même. Ces gens, d'ordinaires, essayent d'être le plus courtois possible, même avec leur détracteur en pensant à un traitement de faveur... et leur naïveté tend généralement à leur perte. Drustan était le mélange subtil de ces deux personnalités de personnes brisées. Sauvé par un talent qu’il se découvrit dans le désespoir et qui l’empêcha de tomber dans la rage, sauvé par les mots qu’il posait lui-même sur papiers…

    Il baissa les yeux vers le sol. Il avala sa salive avec difficulté, une boule à la gorge. Maudite soit la vie. Maudite soit-elle car l’impression que Blythe touchait à son secret le mieux gardé lui donnait la nausée. Il est loin d’être là le Drustan souriant, communicatif, glorieux, vivant qu’elle avait connu il y a de cela des années. Ce Drustan là est mort et enterré. La vie est dure et injuste. Il releva la tête et la regarda d'un air grave dans les yeux, son visage s'adoucissant un peu à sa vue à cet instant ou elle reprit la parole. Elle lui expliquait tout ce que l’on pourrait mettre sur ce genre de carnet, toutes les choses pour lesquelles il serait utile. Se souvenant alors de ce qu’il lui avait dit, omettant le fait le plus simple de lui rendre un « joyeux noël », cela prouve singulièrement et précisément qu’au fond, Dru a peu d’intérêt pour cela, qu’il n’a plus acheté de cadeaux pour quiconque depuis déjà un certain temps, la notion d’offrir a été égarée quelque part et il ignore ou il avait bien pu la laisser, pour l’abandonner et l’effacer de son existence.

    « Présenté aussi académiquement...Ça semble bien utile, en effet… »

    Baissant à nouveau les yeux. L’envie de lui répliquer qu’il n’avait rien pour elle le titilla grandement. Tout comme l’envie de lui demander et pourquoi cette envie de lui offrir quelque chose, à lui ? Le temps ou ils étaient amis n’est plus de ce monde. Et il sait en la regardant simplement que Blyth n’est pas à l’aise avec ce qu’il était devenu. Il secoua sa tête comme pour se remettre les idées en place, continuant de tenir l’objet en mains. Parfois, quand la vie nous joue de mauvais tour, nous n'avons d'autres choix que de continuer à vivre dans la tourmente et la peur du lendemain. Et si le bonheur n'est qu’éphémère, qu'il soit existant dans la vie des gens. Il est parfois difficile de vivre, c'est pour cela que certains cherchent la mort. Mais quand l'âge ne nous tue pas, quand la douleur pour mourir doit être si vive qu'elle est intenable et qu'il en faut le courage, le suicide n'est pas une option mais un mythe. La vie est trop importante, Dru le sait d’une façon. Il a préféré choisir la vie en tant qu’ombre inerte que la mort en tant qu'humain bafoué.

    Finalement, elle lâcha le fond de sa pensée, la véritable raison expliquant ce mystérieux cadeau. Ses pupilles étaient fatales. Sa voix lui fit décrocher et il fixa plutôt sa bouche remuante, cherchant à voir si ses mouvements concordent avec les mots qu’elle prononçait. Avec le fait qu’elle lui dévoile qu’elle sait pour ses textes, qu’il est découvert, qu’il n y a plus de secret…Soudain, il ne fut pas poignardé du regard, mais en plein cœur. Il était maintenant empli d'un dégoût, mais pas envers elle. Il avait bien compris mais murmura après s'être éclairci la voix en reprenant ses feuilles perdues, dont il n’avait jamais soupçonné qu’elles avaient été en possession d’une personne qui l’a connu, qui le connaissait :

    « Tu les as lu ? »

    Il n’avait pas ouvert les feuilles, les gardant pliées dans ses mains, son regard changea de la surprise et du dégout à la peur et à la nervosité. Personne ne lit ses textes en sachant qu’il en est l’auteur, il a œuvré pour que son nom soit à jamais anonyme, soit un souvenir pour tous. Si Blythe les a lus, c’est tout le secret de son être qui s’en retrouve violé…

    « Est-ce que tu les as lu ? »

    Se voit-il obligé de répéter, la nervosité apparaissant dans cette répétition.

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MessageSujet: Re: don't shoot me santa Dim 18 Déc - 1:59

    Un vieil adage dit que la curiosité est un vilain défaut ? A ce moment très précis, Blythe en était absolument convaincue. Pourtant habituellement, la scénariste était plutôt du genre à affirmer que la curiosité est nécessaire dans la vie de tous, c’est quasiment instinctif. C’est dans la nature de l’homme que de se poser des questions pour comprendre les choses qui l’entourent, pour comprendre qui il est, quelle est sa place dans ce monde. Et pour trouver les réponses, il se met à observer tout autour de lui, à ouvrir son esprit, il emmagasine un savoir, conçoit des explications et rêve d’évolution. C’est grâce à sa curiosité que l’homme à su développer l’agriculture, inventer la technologie, maximiser son confort. La curiosité a eu du bon pour l’homme, mais à vrai dire il y a deux sortes de curiosité. Il y a donc celle que l’on peut définir de positive, celle qui consiste à vouloir comprendre, savoir apprendre de tout, bref à s’intéresser à ce qui constitue son monde. Et puis il y la mauvaise curiosité qui se résume à s'intéresser à des sujets qui ne nous concernent pas. A ce moment là, ce n’est plus tout à fait de la curiosité, ça devient l’indiscrétion. Mais alors le problème c’est de savoir déterminer ce qui nous regarde ou non. Selon les âges, les caractères, les cultures, cette notion varie beaucoup. Chaque homme et chaque femme a droit à une « vie privée », a droit de garder des choses pour lui sans en informer les autres. C’est sa liberté que de définir ce qu’il veut conserver secret et ce qu’il accepte de partager en communauté. Mais l'homme est un animal curieux avant tout, et cette curiosité limitée sur certains sujets peut lui déplaire... Eh oui, quand on dit que l'homme est curieux, il ne s'agit pas nécessairement de « bonne » curiosité : il peut très bien être curieux à propos de la vie privée d'autrui... Et c'est ce qui se passe dans notre société : on définit une limite de liberté d'action pour chaque individu, et on fait semblant de la respecter (en s'offusquant dès qu'on parle de sexe, par exemple...). Le reste n'est qu'une affaire de volonté et de contrôle : en effet, même si le désir de savoir, la pulsion de curiosité, sont forts, si l’homme veut respecter les conventions il faut savoir étouffer ce type de curiosité. Cela étant, tous les hommes aimeraient bien parfois connaître la vie privée des autres – la différence se fait au niveau du passage à l'acte : vous transgressez les conventions si vous achetez des jumelles pour épier votre voisine…

    Blythe n’était pas ce qu’ont pourrait définir d’une grande curieuse. Elle ne passait pas toutes ses soirées à discuter avec ses voisins justement, pour découvrir ce qu’il se passait dans le quartier et connaître les derniers ragots. D’ailleurs elle connaissait très peu les gens qui vivaient autour d’elle. Le genre de choses qui attiser particulièrement sa curiosité c’était par exemple quand elle aimait une chanson ou un album de savoir dans quelle circonstance elles avaient été écrites, qu’est ce qui avait inspiré les chansons, si c’était l’œuvre d’une seule personne ou la collaboration de plusieurs artistes. Bref, elle était avide de connaître l’envers des décors d’une chanson mais elle fonctionnait de même pour les films, les pièces de théâtre, les romans, les clips vidéo. Elle était curieuse de découvrir ce qui inspirait les choses et de comprendre toute l’énergie qu’ils mettaient dans leurs créations.

    Alors même si elle était loin d’être du genre à épier ses voisins, Blythe était curieuse. Découvrir ces feuilles de papier oublié en sachant qu’elle appartenait à Drustan et ne pas chercher du tout à savoir ce que c’était, représentait pour la jeune femme un véritable défi. Il était horriblement difficile de ne pas craquer à ouvrir cette boite de Pandore. Sa curiosité était particulièrement attisée en raison du fait que le garçon s’était échappé comme un fautif. Forcément, ce comportement l’intrigua et il fut l’élément majeur qui l’a poussa à succomber à la tentation, à l’indiscrétion. Et puis comme pour se soulager la conscience, elle se convaincu que si elle lisait ces page, ce n‘était que pour s’assurer de l’importance de ces quelques feuilles. Si Drustan avait laissé derrière lui des pages remplies de griffonnages illisibles, elle aurait eut l’air bien maligne le jour où elle lui aurait rendu. Sur le moment donc, l’argument lui semblait correct mais quand Drustan lui demanda à deux reprises si elle avait lu les feuilles, elle était certaine qu’il valait mieux ne pas sortir cette excuse. Elle sentait de la nervosité chez Drustan. Une nervosité qui finir par la contaminer également. Le regard plus fuyant, elle était tout sauf fière d’elle parce qu’elle avait conscience d’un manque de respect pour son intimité. Mais plutôt que le nier la chose et risquer de plonger l’ancien tennisman dans un état encore plus important de nervosité, elle se confessa avec prudence.

    - oui… je sais que je n’aurai pas du…

    Blythe se sentait mal à l’aise. Elle éprouvait une sensation de trahison d’une certaine manière. Drustan était devenu un tel étranger ces dernier mois pour elle qu’elle avait du mal à savoir comment continuer pour qu’il ne déteste pas son geste. Elle tenta d’expliquer pourquoi elle avait lu de la façon la plus sincère qu’elle put.

    - Au départ, je n’avais pas l’intention de tout lire, juste les premières lignes… Mais je n’ai pas réussi à m’arrêter… j’ai été saisit par les premiers mots, je me suis laissé emporter… Je crois que je n’ai jamais était autant touché par l’atmosphère d’un texte qui pourtant m’est si étrangère.

    Elle se tût quelques secondes pourtant elle mourrait d’envi de continuer. Avant de trouver ces textes , elle était sur le point de penser qu’il n’y avait vraiment plus aucune raison qu’ils conversent tous les deux et que la bonne entente avait disparut en même temps que la carrière dans le tennis de Drustan pris fin. Et à présent elle découvrait une nouvelle passion commune pour les mots. Cela l’intriguait. Elle avait envi de savoir comment il s’était découvert cette passion, depuis combien de temps il écrivait, ce qui l’inspirait… En somme, Blythe était curieuse à propos du jeune homme mais elle savait que au vu des événements, elle n’était pas vraiment en posture de lui poser toutes ces questions. Elle avait déjà franchis de trop les limites de l’indiscrétion.
    Cependant, si elle se retenait de le questionner, elle ne put lui laisser la possibilité de s’échapper à nouveau sans lui divulguer ces dernières pensées :

    - probablement qu’à présent je ne devrai pas avoir l’audace de te dire ça mais je trouve que tu as énormément de talent et je crois que tu ne devrais pas le cacher…

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MessageSujet: Re: don't shoot me santa Sam 24 Déc - 17:01

    Il sentait la réponse prévisible, il pressentait un « oui » comme réponse à sa question qu’il répéta deux fois. Pourquoi l’avoir répété au juste ? Certainement parce qu’il cherchait à exprimer son mécontentement, à montrer sa nervosité et à déclarer en avance qu’il s’en trouve froissé. Drustan avait bien tout perdu dans la vie. Il avait perdu son statut de sportif de haut niveau et d’exemple de réussite à suivre. Il avait perdu son rôle de playboy et de garçon qui en fait rêver plus d’une personne. Il avait perdu sa fortune…Mais surtout, il avait perdu ses parents. Et rien ne pourra jamais changer le fait qu’il s’en voudra à jamais de cet accident qu’il avait lui-même commis. Dans cette perte de chaque chose qui faisait de son monde ce qu’il était, il perdit le fil avec la vie, ne sachant plus comment la déguster, comment continuer à vivre en ayant vu s’en aller tout ce qui faisait ce qu’il était, qui il était. Il se demandait bien souvent suite à tous ces événements, il se posait tout le temps cette question : Qu'est-ce qui donne goût à la vie ? Comment ne pas pester, récriminer, trouver les choses injustes ou absurdes ? La vie, comment l'aimer ? Il la voudrait lisse, calme et tranquille, mais son chemin est cabossé, chaotique, agité. Elle fatigue ses efforts et décourage souvent sa meilleure volonté. Elle le ballotte et il l’accuse. Mais à quoi bon ? Car personne n’est sur le banc des accusés. Dru’ aura beau protester, la sentence reste la même ; ce qui arrive est fait et nul n'est à l'abri d'une absurdité. Alors pourquoi vouloir ce qui ne se peut pas ? Surtout, ce n’est pas à la vie qu’il devrait en vouloir à la vie, ni l’accabler, ne la calomniez pas ! La vie n’est pas mauvaise : elle ne peut pas l’être, puisqu'elle n’est pas un homme, et que seul un homme peut être blâmé. En l’occurrence, dans son histoire personnelle, il est le seul à blâmer.

    Sur ce chemin déjà bien abimé, il n’avait pu trouver de refuge que dans la drogue qu’il continuait à consommer quotidiennement mais à petite dose, comme s’il était arrivé à force du temps à connaitre ses propres limites et à savoir de ce dont il a besoin pour tenir sans que son comportement ne vienne à dérailler ou encore que son corps ne le lâche. Mais ce qui avait sur lui un effet beaucoup plus apaisant que la drogue reste l’écriture. Il se découvrit une passion pour cela. L'écriture en ce cas, a été pour lui de laisser filer ce qui vient, ce qui sort, un torrent de mots qui peuvent se dérégler, autant dans le vocabulaire que dans la syntaxe. Il peut laisser la rage, la colère, l'impuissance vivre son rythme et déformer, laisser déformer ses lettres. Prendre un gros feutre noir et écrire très gros. Changer de papier : papier craft, carton, etc. Ecrire aussi avec la main gauche et laisser aller ce qui vient, même si c'est incohérent. Il pouvait ainsi marier le sens des mots et le dessin des lettres en s'accordant le droit de ne plus faire comme d'habitude, de faire autre chose, car la situation de rupture est une autre chose qui arrive dans notre vie. Rupture avec son être, avec son âme, avec son corps, avec son monde. Faire danser les mots, des mots de crise, a autant un effet thérapeutique sur lui, qu’un effet amenant un sens à sa vie, celle qui ne savait plus comment déguster. Il vivait cette passion tel un secret bien gardé. Si ses textes étaient publiés par ici et un peu par là, son nom n’est jamais prononcé, ni dévoilé. Jouir de cet anonymat rendait sa capacité et son lien à l’écriture davantage unique et exceptionnelle. Un jardin secret, parfaitement impénétrable et ténébreux. C'est une parcelle de liberté, un lieu privé qu’il s'octroie. Le jardin secret est un droit qu'il faut savoir prendre et surtout respecter. Le sien venait de s’effondrer !

    Son apparence calme n’est pas légendaire. Dru’ a beau se montrer sous des airs d’une personne inactive, presque morte. Il en est autre chose lorsque l’on va chercher la colère qu’il n’avait plus eu à manifester depuis bien longtemps. Sa mâchoire se serre, et la contraction de ses muscles est visible à l’œil nu.
    « Mon monde est sombre, n'y entrez pas!
    Je me suis résigné à vivre sans joie,
    Moi qui croyais ne plus baisser les bras
    Me revoilà désarmé devant toi! »

    Pourtant, les paroles de Blythe n’étaient blessantes, elle se permettait même de le complimenter sur ses textes. Mais les compliments, il n’en avait que faire à présent qu’une personne avait pénétrer dans ce qui abritait ses démons, ses souffrances, son penchant pour cette vie sans sens. Le poing serré, il détourna le regard, le regard rempli d’une émotion faite de colère, de peur, et désolation.

    « Tu ferais bien mieux d’oublier tout ce que tu as pu lire sur ses feuilles ! » Commença t-il par dire sur une voix quelque peu tremblante. Mais dés qu’il venait à poser son regard sur le sien, son ton devint plus confiant. « Ce n’est pas parce que ton indiscrétion s’est permise de violer mon intimité que tu dois pour autant te donner le droit de me dire ce que je devrais faire. » Son visage s’étant avançait quelque peu vers celui de Blythe. Il est très très très rare de voir Drustan se laisser emporter par la colère, il faut souligner de ce fait que Blythe a commis une chose qui lui fit perdre contrôle. « Et puis, qu’est ce que tu en as à faire de toute façon ? Tu crois que je ne vois pas que la personne que je suis devenu ne peut pas faire partie de ton monde ? Tu n’oseras pas dire le contraire… » Conclu t-il lui remettant sur ces derniers mots le carnet qu’elle venait tout juste de lui offrir avant de ne tourner les talons…Dont le but premier étant de se calmer…

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MessageSujet: Re: don't shoot me santa Sam 31 Déc - 0:40

    De la colère semblait se réveiller chez Drustan. Non à vrai dire, cela n’avait rien d’une vague impression. C’était bien réel et clair. Tous les signes étaient là. Le visage du jeune homme n’était plus du tout fuyant, il se faisait même provocateur. Drustan cherchait à intimider Blythe en changeant sa posture. Il avançait son visage un peu plus près de celui de la scénariste pour montrer son sérieux. Son regard n’avait plus rien de vague, il était intensément dirigé vers elle. Même sa façon de s’exprimer changea. Il articulait avec clarté, avec précision. Il voulait que son message soit bien compris. Et il le fut. Blythe sentait parfaitement sa soudaine rage. Elle en était totalement embarrassée et même presque gelée sur place et ce non en raison des températures hivernales qui régnaient sur Londres. La scénariste se faisait clairement réprimander et elle savait que Drustan avait tous les droits de le faire. Sa colère était ce qu’il y avait de plus légitime. Si les rôles étaient inversés, Blythe réagirait assurément de la même façon, avec un peu plus impulsivité probablement. Et si Drustan cherchait à se montrer un peu plus intimident et bien c’était réussi. Blythe maintient le silence quand Drustan marqua une légère pause. Elle ne disait rien mais cela ne voulait pas dire pour autant qu’elle abdiquait à ses demandes ou leçon. Evidement qu’elle ne pouvait pas effacer de sa mémoire ce qu’elle avait lu. Demandez à quelqu’un d’oublier quelque chose, il s’en souviendra toute sa vie ! Blythe savait qu’elle avait été bien trop curieuse, elle savait être fautive sur ce coup mais au bout du compte elle ne regrettait qu’à moitié son indiscrétion.

    Ceci dit paradoxalement alors que le changement d’attitude chez Drustan la troubla, il eut aussi un effet plaisant sur elle. Non elle n’était pas masochiste, elle n’aimait pas qu’on lui gueule dessus en pleine rue, ni dans un autre lieu d’ailleurs. Mais pendant l’espace de quelques secondes elle avait devant elle une version si différente de Drustan. Pendant l’espace de quelques secondes, il renvoyait une image totalement autre de celle d’un type abattu, d’un type qui semblait avoir perdu tout intérêt pour quoi que ce soit. A cet instant, il n’avait plus rien avec cette une ombre qu’il donnait l’impression d’être. Cette ombre survivant avec peine sans qu’on ne sache vraiment pourquoi. Pendant un court instant, Blythe avait devant elle l’image d’un type qui se mettait en colère parce qu’il avait quelque chose à défendre. C’était comme si tout d’un coup une flemme se rallumait dans son regard. C’était peut-être un regard colérique ou pleine d’animosité mais au moins c’était une flemme. Blythe avait la preuve que le jeune homme était encore capable de ressentir quelque chose. Il n’était pas un corps vide, n’éprouvant plus rien du tout comme elle en avait bien souvent eu l’impression.

    Drustan se mit en mouvement sans attendre de réponse. Pourtant il avait bien posé une question à la scénariste. Blythe ne pouvait pas le laisser partir de cette façon et tant pis si après ça, il se mettait à la détester pour de bon. S’il voulait la haïr parce qu’elle avait quelque chose à dire qu’il le fasse, au point où en était leur relation, ce n’était plus très important. Au moins, elle serait certaine qu’il ressente quelque chose à son égard et pas seulement de l’indifférence. Et puis ainsi il aurait une véritable raison de vouloir fuir la pièce si jamais ils en viennent à se recroiser. Il ne faut pas croire par la que Blythe cherche à se faire détester par Drustan. Simplement elle sait que c’est un risque qu’elle prendre en revenant à la charge, en refusant de le laisser tranquille, en insistant encore un peu plus. Elle emboita donc le pas immédiatement derrière lui. Il lui fallut à peine quelques secondes pour parvenir à sa hauteur et s’imposer à nouveau à ses côtés.

    - Il n’y a qu’un seul monde Drustan ! Celui des vivants et tu en fais bel et bien partie ! Pour ne pas qu’il la fuit à nouveau ou qu’il coupe court à son discours, elle enchaina très vite. Et ça me regarde si j’en ai à faire quelque chose de ce qui t’arrive, de ce que tu fais. Que tu le veuilles ou non tu ne pourras pas m’empêcher de me soucier à ton propos.

    Lasse de parler en tentant de suivre son allure, elle accéléra légèrement le pas et se plaça juste devant lui, imposant à nouveau l’arrêt. La différente c’est que cette fois-ci, elle le fit avec beaucoup moins de jovialité.

    - Je sais que tu as du traversé des moments très pénibles et crois moi, cela me fait vraiment de la peine pour toi. Plus que tu ne peux l'imaginer. Mais j’ai la conviction que tu es capable de sortir de ce tunnel dans lequel tu te laisses plonger. Ou en tout cas, je l'espère. Ne laisse pas cette bulle t’emprisonner, te couper de tout le monde !

    Blythe se faisait presque suppliante cette fois-ci. Elle n'aimait pas voir les gens se laisser abattre. Pour elle la vie était une succession de combat et à partir du moment ou on choisit de baisser les bras, on cesse d'exister.

    - Tu as toujours été un incroyable battant, et j’aime à croire que cette force est encore en toi quelque part ... parce que tu as encore des choses à dire, sinon tu n’écrirai pas…

    Même si Blythe avait choisi de le rattraper sachant qu’il puisse mal prendre ces nouvelles parole, elle n’était pas rassurée quand elle décida de se taire. Elle craignait tout le temps que ces mots fassent le contraire de l'effet voulu. Elle ne voulait qu'il continue de faire briser cette flamme dans son regards et surtout pas que ces mots le blesse encore plus qu'il ne l'était déjà.

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MessageSujet: Re: don't shoot me santa Dim 1 Jan - 15:02

    Qui au monde ne voudrait pas se sentir parfaitement acteur de sa vie ? Contrôler sans vouloir tout maîtriser, sentir quand ses qualités peuvent devenir des défauts, faire appel à ses défauts pour en faire des qualités selon le contexte ? Une grande majorité de personnes, si ce n’est toute personne aimerait avoir cette faculté. Dru’ a voulu devenir l’unique maitre de sa vie en arpentant un mode de vie particulier, solitaire et reclus de tous. A tel point que les seules compagnies qu’il a sont celles des plantes qu’il a chez lui, des chats qu’il croise dans la rue, mais surtout des mots qu’il se met à écrire. Il trébuche au fil des ans sur ses souffrances passées non digérées, ses peurs non assumées, son aspiration à la paresse et l’impression de subir son quotidien. L’écriture a été une façon pour lui de déjouer ces pièges, de desserrer les freins qui œuvrent en lui, de se maintenir dans le mouvement et de rebondir des contraintes du quotidien à sa manière. Ce sont les conséquences de ce qu’il redoute ou préfère éviter qui rendent un évènement ou une situation indésirable. Dru’ préfère ne pas les voir, au point que quand il prétend les connaître, il en connaît le thème ou le cadre général, jamais la circonstance concrète. Soyons honnête, sa culpabilité extrême et sa "bonne éducation" le retiennent d’imaginer que ce qu’il fuit est parfois très prosaïquement égoïste. Un blessé dans la famille perturbe toute l’organisation familiale et a un impact sur le travail et les loisirs, sur sa socialité, son irritabilité, etc., ce qui est bien plus déstabilisant que les simples soins à prodiguer au blessé. Il ne veut qu’on le voit et cela le ronge silencieusement, Drustan a honte d’avoir peur et peur d’avoir peur au point de se masquer la face et de se trouver pris au dépourvu faute d’avoir anticipé pratiquement. Alors pour en finir avec les peurs qui le poursuivent, il écrit…Tout en continuant à fuir les autres.

    Il refuse d’oser imaginer les conséquences de ce qui lui fait peur et comme un malheur ou une catastrophe n’arrive jamais seul, il refuse tout autant d’explorer les conséquences des conséquences, factuellement et concrètement, comme si il était face à la situation et dans la scène la plus désagréable qui soit. Il ne souhaite pas pousser le raffinement à multiplier les conséquences perturbatrices jusqu’à traverser l’abandon puis, toujours très concrètement, comme dans un mauvais film d’horreur, pousser jusqu’à la mort la plus dégradante qui soit pour lui. Zéro interprétation, zéro inhibition, juste les images concrètes et factuelles ? Il en est incapable. Il estime avoir déjà commis assez d’erreurs dans sa vie, assez de malheurs pour prendre le risque d’en commettre d’autres. Ce chemin qu’il a choisi de prendre est le meilleur selon lui, et ce n’est pas Blythe et le discours qu’elle avait tenu qui aurait risqué de lui faire changer d’avis. Drustan reste persuadé que la jeune femme pense de lui qu’il n’est rien qu’un être dérangeant à présent, si différent de ce qu’il a été qu’il est difficile de lui parler. Il ne lui en voulait pas si cela ressemble à ses réelles pensées. Parce que c’était le but fixé, il voulait que tout ceux qui ont été rattaché à lui d’une certaine façon, prennent le sens inverses et s’éloignent le plus loin possible de lui.

    Il facilitait la tache à la jeune femme en choisissant lui-même de s’en aller, et de lui rendre son carnet. L’interprétation de ce geste est simple dans son esprit ; il a assez déçu comme ça et il refuse qu’on entre à nouveau dans son monde. Sauf que, il ne s’attendait pas à ce que la jeune femme revienne à la charge. Son comportement lui semblait presque suspect, si ce n’est qu’il se demandait si elle voulait quelque chose. Mais il suffisait de l’entendre attentivement pour comprendre que Blythe n’avait pas eu de mauvaises intentions. Car même s’il ne cessait de marcher en la laissant derrière lui, il pouvait entendre chacun de ses mots. Et comme si cela n’était pas assez suffisant pour captiver sa concentration, Blythe se mis devant lui et ne semble prête de s’arrêter…Le ton presque suppliant avec lequel elle lui parlait le frappe énormément. Il avait l’impression qu’il n’avait pas le droit à ce que quelqu’un lui parle ainsi, qu’il a perdu ce droit à ce que l’on se fasse du souci sur son compte. L’air qu’il affichait était totalement abasourdi, comme choqué de constater la sincérité de la jeune femme et les intentions qu’elle avait…

    « Je ne sais pas à quoi tu t’attends, mais je ne suis plus cet homme… »

    Dit-il sur un air désappointé. Détournant la tête et le regard et laissant quelques secondes de silences faire leur chemin…Il n’est plus cet homme, c’est vrai. Quelque chose a radicalement changé en lui, il est impossible qu’il soit à nouveau ce qu’il a été. Trop de choses se sont produites, trop de temps a passé… Il soupira doucement, posant son regard sombre sur les yeux clairs de Blythe et reprenant sur un ton honnête.

    « Tu vois, je ne fais que décevoir davantage… Je ne veux pas me relever, cette vie que j’ai choisi me convient. Et si tu te soucis de moi comme tu le dis, tu pourrais apprendre à connaitre le nouveau Drustan…Mais ne t’attend pas à revoir un jour l’ancien… »

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MessageSujet: Re: don't shoot me santa Lun 9 Jan - 1:36

    Blythe ne pouvait concevoir qu’on choisisse délibérèrent, de son propre fief de rester mal, de vouloir se couper de tout le monde, d’accepter le fait qu’on n’envisagerait plus jamais l’avenir sous un meilleur angle. Et pourtant c’est clairement ce que Drustan semblait affirmer. C’était tout simplement impensable pour la scénariste d’accepter un tel sort et pourtant elle voyait que le jeune homme était tout ce qu’il y avait de plus honnête. Rien dans son attitude ne montrait la recherche de la pitié, la recherche de la sympathie de l’autre. Tout laissait entendre que c’est le bien contraire qu’il voulait. Il fuyait son contact, il fuyait l’attendrissement, la compassion des autres en même temps. Il ne cherchait pas à partager sa peine. La seule raison pour laquelle il parlait à Blythe à ce moment exacte c’est parce qu’elle l’avait d’une certaine manière harcelé pour qu’il le fasse. Et quand il lui assurait avoir choisit sa peine, ne pas vouloir s’en sortir, c’était aux yeux de la demoiselle, impensable. Pourtant il est bien vrai que parfois quand on ne va pas bien, il arrive qu’on ne veuille pas forcément relever la tête, repartir au combat. Il y a ce sentiment que si on reste en bas, si on reste isolé de tout le monde, on est comme protégé et cela donne d’une certaine façon la sensation que l’on contrôle notre avenir. On se sent plus calme, on se demande à quoi bon changer si cela nous évite de nouvelle souffrance. Pourtant on est mal, la souffrance est déjà là bien en nous. Mais ce mal–être apparaît presque confortable peut-être parce qu’on le choisit. C’était très étrange pour Blythe d’être confronté à cette complaisance dans le mal-être. C’était tellement loin de ce qu’elle était. A vrai dire, la jeune femme était terrifiée par l’idée qu’un jour elle puisse flirter d’une manière ou d’une autre avec la dépression. Pourtant c’est quelque chose qui peut toucher tout le monde. Peut-être pas la dépression dans son mal être le plus grand mais des coups de déprime. La dépression qu’est ce que s’est ? La sensation de mal être, la perte de toute envie, l’indifférence à tout, la disparition de toute source de motivation. L’impression d’être incapable de changer quoi que ce soit aussi. Plus rien de nous n’intéresse et les jours se ressemblent. Ils sont tristes et gris. On n’arrive pas à faire en sorte que croire que les jours peuvent être plus beau, plus joyeux, plus intéressant. Blythe est une fonceuse, elle a toujours un nouvel objectif à atteindre, elle fait en sorte que sa vie est une succession de défis personnels à relever. Cette combativité fait d’elle ce qu’elle est. C’est du moins comme cela qu’elle pense se définir. Tomber dans une dépression serait synonyme à perdre cet envi, cela serait synonyme d’une perte d’identité. Si le moindre doute viendrait s’immiscer dans son esprit, cela serait la catastrophe pour elle et probablement son entourage. Alors pour éviter la moindre faiblesse sur le plan mental, elle s’épuisait à se battre continuellement, à toujours viser plus haut et faire qu’en sorte d’encourager ses proches à faire de même. Elle était incapable de laisser sa famille, ses amis les plus intimes baissaient les bras. Elle se sentait chargé de les convaincre de se « re-motivé ». Mais la avec Drustan, elle comprenait qu’elle ne pouvait pas agir de la même façon. Il lui proposait d’apprendre à le connaître à nouveau, tout simplement. C’était étrange de ce dire qu’elle pourrait accepter de côtoyer quelqu’un sans chercher à se mêler de sa souffrance, sans tenter de le convaincre qu’il faut se relever. Mais elle ne voulait certainement pas laisser refermé cette porte que venait de lui ouvrir Drustan. Elle savait absolument pas comment elle ferait pour accepter le fait que le jeune homme soit à ses aises dans sa nouvelle vie et au fond d’elle, elle était convaincue qu’à un moment donné il décidera de se relever. En tout cas, elle ne cessait pas de l’espérer.

    - Cela me suffit amplement. Lui répondit-elle presque soulagé qu’il ne s’enfuit pas à nouveau. Elle était également très touchée qu’il accepte de mettre fin à cette longue période d’éloignement progressif. Une réaction qui se traduit par un sourire reconnaissant. Après l’avoir observer quelques secondes, elle se mit à fouiller dans son sac à la recherche à stylo. Elle avait perpétuellement un instrument d’écriture sur elle, il lui fallait simplement quelques dizaines de secondes pour le retrouver parmi toutes ces affaires. Quand elle le retrouva, elle ouvrit le carnet acheté pour Drustan, elle l’ouvrit à la première page et commença à écrire dedans tout en s’adressant à lui.

    - Je te note mon numéro de téléphone portable celui de mon téléphone fixe, mon mail, mon adresse… bref, toutes les façons qu’il y a de me contacter… Dès que tu en as envi, appelle moi pour qu’on aille boire un café ou un verre quelque part !! Au moins pour me faire pardonner pour tout ça…

    Tout ça sous entendait de l'avoir aborder ainsi, d’avoir jouer la maligne en offrant ce carnet, de le harceler ainsi… mais aussi et surtout pour son indiscrétion et pour ne pas avoir rendu ces feuilles collectées dans le bar beaucoup plus tôt.

    - Et si je n’ai pas de nouvelles de toi, attends toi à ce que je déniche un moyen de te retrouver !!

    Elle termina avec un ton plaisantin, mais elle était toute à fait sérieuse. Parvenir à découvrir qui était devenu Drustan était son nouvel objectif. Il était hors de question pour la jeune femme de ne pas y parvenir.




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Heaven Knows I'm Miserable Now
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Playlist: The Smiths - The Queen Is Dead (album), The smiths - The Smiths (album), Radiohead - OK Computer (album), The Rolling Stones - Exile on Main St. (album), Owen Campbell - Land Surveyor (album), The Velvet Underground - The Velvet Underground And Nico (album), Pixies - Doolittle (album), Fleet Foxes - Helplessness Blues (album)
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MessageSujet: Re: don't shoot me santa Lun 9 Jan - 11:02

Dru' a été réellement surpris du geste de la jeune femme. Il s'attendait à ce qu'elle le fuit tout simplement, à ce qu'il ne puisse plus l’intéresser à présent. C'est donc sous un étonnement certain qu'il saisit le bout de papier sur lequel Blythe avait écrit ses coordonnées. L'observant un peu avec intrigue, il finit par lui adresser un sourire à peine visible, lui souhaitant malgré tout, un joyeux noël. Tournant les talons sur cette simple réaction, encore un peu déstabilisé par ce second round de "retrouvailles", qui sait ce que contiendra le troisième...

Topic Terminé


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    And when I'm lying in my bed
    I think about life
    And I think about death
    And neither one particularly appeals to me
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don't shoot me santa

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