Tell Us Relationship: Age du personnage: Proposition de sujet :
Sujet: V. Chapitre 4 Jeu 9 Juin - 1:34
CHAPITRE 4 Les Blessures d'Ursula Fanning
Ursula a écrit:
« Cher Journal,
A nouveau, permets-moi de m'ouvrir à toi en te remerciant une nouvelle fois d'être là. Toi, simple carnet de papier, témoin de mes confessions, tu n'en demeures pas moins mon ami le plus sincère et le plus fidèle. Bien que je n’aie de cesse de te le répéter, tu m'offres le plaisir et le soulagement de pouvoir m'exprimer telle que je suis, le corps et le cœur mis à nu. Je n'ai aucune crainte à avoir car je sais que derrière ton silence, il n'y aura jamais un quelconque jugement moral de ta part sur ce que je suis et ce que je puis réaliser. Et c'est en ce sens qu'aujourd'hui, à nouveau, je ressens le besoin de me confier à toi et de te partager le fond de mes pensées... »
Collègue – Et bien, pas mécontente que la semaine se termine ! Ursula – A qui le dis tu ma belle ? Sourit-elle. Collègue – Passe un bon week-end Ursula. Ursula – Merci, toi aussi !
Suivant sagement les procédés d'un rituel hebdomadaire, mademoiselle Fanning délaissa son magasin de vêtements pour errer longuement à travers les rues londoniennes avant de regagner tout simplement son domicile. En terminant cette journée, notre jeune héritière ne se débarrassait pas seulement de l'un des commerces portant l'égérie de sa marque, non. Elle se laissait à perdre ce sourire aux allures naturelles et cette bonne humeur constante qui n'en n'était pas pour autant mue par la plus grande des sincérités. Il est tellement aisé de se montrer tel que les autres désirent nous voir, tellement plus simple que de se montrer tel que nous sommes à l'intérieur. Un réalisateur à d'ailleurs écrit un jour, dans l'une des répliques de son film : 'Qui que nous soyons au fond de nous, nous ne sommes juger que par nos actes !' Si Ursula n'avait jamais eu connaissance de cette tirade cinématographique, elle en serait toutefois parfaitement l'égérie. Porter un masque, telle était la nécessité vitale dont la belle s'était parée. Loin d'être la seule et unique de ce monde à obéir à ce leitmotiv, Miss Fanning abandonnait sa véritable personne le matin, devant le miroir, avant de quitter son petit nid douillet. Une image qu'elle laissait de côté jusqu'aux petites heures du soir où elle rentrait chez elle et venait rechercher la sincérité de son être devant ce même miroir. La question que vous me poserez alors certainement sera 'Pourquoi ?' Oui, pourquoi se lancer dans une telle mascarade volontaire alors que, sur la forme, bon nombre de personnes vous respectaient, voir même vous adulaient pour certaines d'entre elles ? Tout simplement parce que ces mêmes individus idolâtraient ce masque en question. Ils ne vous aimaient pas pour ce que vous étiez au fond de vous-mêmes, ils vous aimaient tout simplement par l'image que vous acceptiez de leur montrer. Ils ne connaissaient par votre véritable personne mais s'octroyaient l'absolue connaissance de vous par ce que vos actes et votre visage pouvaient leur montrer. Tout n'était qu'un leurre et, pour ce qui est d'Ursula, elle n'avait pas encore la force de soulever ce leurre, de l'abandonner et de prendre le risque de se montrer aussi écorchée vive qu'elle puisse l'être. Tel était son choix.
Sous un masque de stoïcisme navrant, le mannequin occasionnel prit la peine de réaliser différentes courses pour le week-end. Toutefois, avant d'entrer dans le vif du sujet, la belle se perdit dans la contemplation de quelques vêtements qu'elle n'avait conçus mais dont la beauté lui parlait d'une certaine manière. Elle aimait les vêtements, elle aimait la mode et qu'importe la notion même de concurrence, elle ne se priverait jamais du plaisir d'observer quelques créations aussi étonnantes que raffinées. Telle une enfant succombant à la tentation, elle s'offrit le luxe d'entrer dans plusieurs de ces boutiques, essayant et enfilant tant des robes que des pantalons et autres robes-pulls. Séduite, son affection craqua d'ailleurs pour quelques ensembles qu'elle ne se priva aucunement d'acheter. Après tout, lorsque l'on était maîtresse d'un héritage tel que le sien et qu'on possédait la chance d'exercer différentes professions rapportant plus d'argent que nécessaire, l'excentricité devenait une seconde nature ! Si la demoiselle n'avait guère le cœur à être heureuse, son visage retrouva un semblant de sourire une fois ses emplettes effectuées. Aussi étrange que cela puisse paraître, notre esprit a beau resté cloisonner dans une chambre noire de laquelle ne jaillissait aucune trace de chaleur, ni de luminosité. Mais, malgré cela, votre corps sourit, indépendamment du reste. Peut-être était-ce du à cette comédie remarquablement conduite depuis plusieurs années ? C'est une hypothèse... Même si la réponse se trouvait d'avantage dans une souffrance inutile et pourquoi pas forcée à certains moments ?! La trace du bonheur illusoire ne dura que quelques instants... Le temps pour Ursula Fanning de se retrouver dans la file d'attente d'une caisse de supermarché. Devinant déjà le planning chargé que représenterait sa fin de semaine, notre belle prit la peine de faire l'ensemble de ses commissions pour le week-end, comme à l'accoutumée. Elle n'aurait su vous dire pourquoi mais, elle aimait venir ici, dans ledit supermarché. Cela lui permettait d'être entouré de monde, de pouvoir voir des gens sans être obligée de leur parler. Il n'y avait aucun contrat, aucun pacte tacite de par lequel elle se devrait d'échanger avec eux, non. Elle avait simplement l'opportunité de se noyer au cœur de la foule et d'en devenir une spectatrice tantôt amusée, tantôt plus critique ou tantôt plus mélancolique et sensible. Pour l'heure, le théâtre qui se déroulait devant elle n'était pas en mesure de l'apaiser. Trois personnes devant elle, dont une vieille dame se débattant avec ses pièces de monnaie. L'octogénaire prenait tout son temps et se permettait même le luxe de discuter de tout et de rien avec la caissière qui, au même titre que les gens de la file, semblait être d'avantage exaspérée qu'intéressée par le discours en question. N'y tenant plus, Ursula lâcha un profond soupir d'énervement. Ce qui la tourmentait n'était pas spécialement cet événement présent mais bien les petites goutes de sueur commençant à naître sur son front. L'air ne lui manquait pas et, ce, même si elle se sentit doucement commencer à suffoquer. Son corps se voulait droit, fort et robuste derrière sa fine silhouette. Néanmoins, ses jambes commencèrent à ne plus avoir assez d'énergie pour la soutenir docilement. Son panier fermement tenu ne trouvait plus la stabilité qui avait été la sienne jusqu'ici. Les mains de notre belle tressaillirent, tremblèrent doucement avant que leur fébrilité ne s'accentue d'avantage. Pas de malaise en vue, pas de symptômes d'une maladie, non... Ursula était tout simplement en manque...
Ursula a écrit:
« Ce vendredi s'était voulu tout bonnement parfait en tout point cher Journal. Tout du moins, aussi parfait que peut l'être l'une de mes journées. Bien que, pour être sincère avec toi, je m'étais sentie bien, tant au travail que dans les magasins que je parcourus par la suite. Sans que je ne puisse me l'expliquer, j'avais l'esprit léger contrairement à ce que je pense, et cela me faisait du bien. Seulement, comme je te l'ai déjà dit par le passé, le bonheur à haute dose, ce n'est pas fait pour moi. Tout se passait si bien mais il a fallu que j’aie cette crise en plein centre commercial. Certes, c'était loin d'être la première manifestation de mon manque mais, cette fois-ci, ce fut beaucoup plus vif et violent que d'habitude. Est-ce que je deviens accroc ? Je le suis depuis tellement longtemps aujourd'hui... »
La porte venait de claquer violemment alors que les sacs de courses s'échouèrent négligemment sur le sol. N'ayant plus qu'un seul et unique objectif en tête, Ursula se rendit jusque dans sa chambre, à la droite d'une de ses tables de nuit. Le corps fiévreux, le moindre geste pourvu de la plus grand nervosité, elle vida un à un les tiroirs du meuble pour trouver l'objet du délit. Lorsque ce fut fait, elle prit place sur son lit et prépara les deux derniers rails que lui permettait encore sa dose de poudre blanche. Voilà comment, dans un sifflement dés plus caractéristiques, l'Héritière sentit le picotement arrivé à ses yeux et que son corps, totalement las, tombait en arrière pour s'étaler de tout son long en travers du lit. Les yeux fixés vers le plafond, Ursula n'existait plus. Sa place d'unicité au sein même des homologues londoniens n'avait plus de raison d'être. Qu'importe qu'elle fût détentrice d'une considérable somme d'argent. Qu'importe qu'elle soit la représentante ou le fer de lance d'une mode parmi tant d'autres. Il n'y avait plus d'être humain, il n'y avait plus d'Ursula... Juste une droguée, totalement perdue et vibrant sous les vrombissements d'un trip envoutant. Alors que le plafond n'exprimait aucune nuance de couleur de par son aspect, elle ne voyait plus ce mur froid et livide qui trônait continuellement au dessus de sa tête. Non, elle était loin, si loin de cette simple observation. Devant ses yeux, la danse désopilante d'un père présent et riant... Les couleurs de paysage aussi simple qu'excentrique défilant à une vitesse démesurée. Le sourire et le bonheur qui nous brulait le bas ventre à tel point qu'on ne pouvait se rendre compte de l'illusion purement créée... Le plus ironique dans ce genre de situation, c'est qu'on en vient régulièrement à prendre de la drogue pour rêver comme elle le faisait en cet instant. Malheureusement, une fois que l'effet salvateur de cette addiction s'éteignait, le retour à la réalité se voulait d'autant plus brutal et douloureux. A un point tel que nous en souffrions plus qu'à l'origine. Ainsi le cercle vicieux s'enclenchait pour que nous ne soyons plus que des récipients à drogue, enchainant les shoots et les shoots pour ne plus jamais être sain d'esprit si l'on peut dire. Dans ce tourbillon infernal, la notion du temps disparaissait totalement pour rendre les heures semblables à des minutes et inversement. Lady Fanning n'aurait su dire combien de temps son voyage sur ce petit nuage poudreux dura réellement. Son seul constat fut que le soleil était d'ores et déjà couché une fois qu'elle fut en mesure de récupérer l'ensemble de ses esprits. Aucune horloge, aucune montre, aucun regard sur un quelconque cadran, non ! La seule chose à retenir, c'est qu'elle s'était une fois de plus conduite en lâche, craquant sans la moindre résistance...
Ursula a écrit:
« Tu sais Journal, comme tous les enfants, j'ai souvent eu droit aux serments sur la drogue. Pourtant, je peux dire aujourd'hui que je m'en moque totalement. Tant ce phénomène se veut-il critiquer qu'il n'est pas spécialement nocif au final. Néanmoins, je sais que cela est dangereux pour ma santé, pour mon corps et pour mon esprit... Mais j'en garde cet éternel besoin... Et je reste ravie que toi, mon plus cher ami, ne me juge pas pour cela... Toutefois, même si je tiens à faire honneur en te confiant toutes ces choses, ce dont je voulais principalement te parler fut la soirée qui s'en suivit. Bien évidemment, tu me connais suffisamment pour savoir que je ne suis pas faite pour rester enfermée ici les débuts de week-end. Mais, cette fois-ci, je baigne entre deux ressentiments vois-tu... Tant celui d'avoir commis une erreur tout comme celui d'avoir fait une rencontre que j'aurais certainement voulu faire il y a déjà si longtemps... »
S'il y a bien un endroit duquel on ne pouvait passer à côté lorsqu'on désirait sortir dans un endroit aussi huppé que branché, c'était bel et bien le Sound Bar ! Sanctuaire de la nuit parmi les nombreux temples londoniens, tant de célébrités que de jeunes fortunés venaient s'y perdre inlassablement sous le jeu de lumière tamisés. La musique se livrait sur un plateau d'argent, servie magistralement par une série de DJ's enchainant les représentations. Bien entendu, tout cela s'agrémentait d'une montagne de cocktail plus savoureux et onéreux que jamais. Mais qu'importe, cet endroit jouissait d'une réputation qui n'était plus à prouver, sans oublier l'intérêt qu'il éveillait constamment auprès d'Ursula. Oui, notre héritière adorait ce lieu et aurait pu se damner pour s'assurer de revenir chaque jour ici-même ! Dans une délicieuse robe au dos échancré et au décolleté pour le moins généreux, notre belle créature se fraya un chemin à travers la foule tout en se perdant dans quelques salutations et autres sourires de courtoisies. Elle aurait été incapable de vous citer les prénoms de la majorité des personnes présentes. Pourtant, bon nombre demeurait des visages connus et habitués avec qui il lui arrivait d'échanger de temps à autre dans une parfaite simplicité avant que le démon de la danse et de la boisson reprenne sa suprématie totale. S'attablant au bar, l'héritière commanda un cocktail du chef. Le fait de ne pas se perdre dans la même boisson répétitive soir après soir, elle prenait goût à se laisser surprendre par ce que l'on aurait pu appeler la 'spécialité du jour'. Dégustant alors ce merveilleux mélange mené d'une main de maître, son regard parcourait toutes les têtes défilant sous ses yeux. Elle reconnu deux trois musiciens dont elle avait déjà entendue parler dans des magazines spécialisés. Il y avait l'une de ces journalistes en vogue, travaillant dans une équipe à scandales, se délectant de tous les travers des peoples de la capitale. Il y eut également quelques anciens flirts et autres dragueurs dont la simple vision en compagnie de leur nouvelle proie amusa la jeune femme. Au moins la soirée s'annoncerait-elle amusante, qui sait ?
Jeune Homme – Je peux vous offrir un verre ?
Surgit de nulle part, une espèce de playboy retaillé en forme de mannequin vint s'accouder aux côtés de notre Lady. Le regard conquérant se mêlant à un sourire enjôleur, il laissa son assurance accompagnée sa demande d'un geste de la main au serveur, indiquant de leur servir deux nouveaux verres.
Ursula – Je vous remercie mais, j'ai déjà tout ce qu'il me faut, rétorqua-t-elle avec politesse. Jeune Homme – Disons que comme ça, je reste persuadé que vous ne mourrez pas de soif !
La belle ne pu s'empêcher d'offrir un petit sourire quelque peu amusée par cette simple réplique. A ses yeux, elle cernait déjà l'individu comme tant d'autres déjà rencontré dans le passé : un dragueur ! Un chasseur de femmes qui, derrière son besoin compulsif de courir après les jupons, prenait sans aucun doute un plaisir certains à s'aventurer face à des défis et, donc, d'aborder des femmes pouvant paraître aussi solitaire qu'inaccessible. En d'autres termes, des femmes comme elle !
Ursula – Et vous allez très certainement me dire que vous vous êtes empressé de m'aborder dans le seul but de préserver ma santé ?
Haussant un sourcil, la miss appréciait particulièrement de rentrer dans ce genre de jeu, laissant tant le loisir de s'amuser des intentions de son interlocuteur que de voir jusqu'où ce dernier était prêt à aller.
Jeune Homme – Peut-être... Peut-être pas... Tout dépend si vous vous sentez déjà le besoin de me prêter de mauvaises intentions...? Ursula – A vous de me dire si je le devais... rétorqua-t-elle tout en portant son verre à ses lèvres. Jeune Homme – Comme je le dis toujours, la seule chose dont on peut être sur, c'est que rien n'est certain... Ursula – Philosophe en plus de ça ? Sourit-elle avec malice. Jeune Homme – C'est un passe temps comme un autre. Ursula – Et aussi des tentatives pseudos innovantes en matière de charme selon certaines circonstances... Jeune Homme – Touché ! Souffla-t-il contre le rebord de son verre avec détachement.
Reportant son attention sur son cocktail, Ursula ne se priva aucunement d'adresser un regard discret sur l'individu. Le simple ton utilisé dans ce début de conversation lui plaisait déjà. N'étant pas une mangeuse d'hommes à la réputation sulfureuse, l'héritière n'avait cependant rien contre l'idée, ni le principe, de pouvoir s'offrir un quelconque instant de légèreté et de plaisir en compagnie de jeunes inconnus. Et, même si elle ne sortait pas dans l'optique de ramener quelqu'un chez elle ce soir, un petit rapprochement entre elle et l'inconnu n'était pas à exclure pour autant. Le détaillant tant que possible, elle s'avouait lui trouver un certain charme. Sa chevelure de jais contrastant à merveille ses deux iris bleutés à l'aspect dés plus captivant. Ce timbre de voix, somptueuse union du timbre confiant et mystérieux, se déclarant sans hésitation derrière une grandeur et une robustesse rassurante. Une silhouette athlétique et rigoureusement entretenue... Une autre manière de définir l'allure parfaite d'un inconnu pour une relation sans lendemain. Oui, elle se sentait d'avantage intéressée par l'idée de continuer ce petit jeu durant un certain moment.
Jeune Homme – Et que vous dicte votre capacité d'observation quand aux choses à venir dans l'immédiat ? Ursula – Je dirais que vous allez très certainement vous présenter sous un quelconque pseudonyme afin d'essayer de me faire présenter à mon tour. Après quoi vous vous rapprocherez en m'offrant un nouveau verre, vous enfonçant d'avantage dans ce petit jeu de provocation... Elle marqua une petite pause de quelques secondes tout en le fixant dans les yeux. Vrai ? Jeune Homme – Par simple plaisir de contradiction, je vous propose d'aller au delà de ces banalités d'usage en me laissant simplement vous invitez à danser, fit-il sans hésitation, terminant alors son verre d'une traite. A moins que cela vous semble déplacer ? Ursula – Hum... Nous sommes en partie là pour ça donc... Je vais prendre ce risque pour le moment !
Prenant le temps de vider calmement son verre à son tour, la belle Ursula laissa la compagnie de l'inconnu l'entraîner au cœur de la piste de danser où les déhanchés commencèrent à se mettre en place en suivant parfaitement la chaleur des rythmes présents. Dansant tout simplement en face de son interlocuteur, la belle restait proche tout en veillant à une certaine distance entre leur deux corps. Bonne danseuse à sa façon, elle n'en n'était pas pour autant maîtresse de ses déambulations érotiques faisant succomber l'homme dans une prison de désir et d'envie infernale. Certes, elle était loin d'avoir l'apparence d'une bonne sœur mais dosait à la perfection la stabilité entre ces deux extrêmes et, ce, tant car cela n'était pas son genre que par le fait qu'elle pouvait appuyer ce aspect de jeu de provocation et de refus destinés à mettre les envies de son partenaire à rudes épreuves. Les morceaux défilant l'un après l'autre, le regard et le corps parlaient ensemble pour le reste. Sans prononcer un seul mot, les deux adultes se rapprochèrent... D'abord doucement, respectant une certaine forme de prudence, avant de se libérer entièrement dans un collé serré dés plus évocateur et significatif. Dos contre lui, c'est sans le repousser qu'elle accepta ses mains sur ses hanches et que son visage ne cessait d'effleurer le sien. Leurs yeux ne cessant de s'affronter sensuellement, la chaleur présente ne cessait de s'accentuer au fil des minutes et des secondes.
Ursula a écrit:
« J'ai été loin d'avoir le coup de foudre pour lui tu sais ? Néanmoins, il avait ce côté attirant par lequel j'avais envie de succomber à quelques unes de ses avances; Je ne me voyais pas finir dans son lit ou quoique ce soit, pas dans l'immédiat. Mais au fur et à mesure que la soirée continuait, je ne pouvais taire ce désir croissant me poussant vers son corps et vers ses lèvres. Dés lors, je ne te raconte pas ma surprise lorsque je faillis obtenir satisfaction à cette envie proche de l'obsession ! »
Jeune Homme – Ca te dirait que l'on sorte un peu ?
Ursula se sentie presque idiote sur le coup. Son visage s'était rapproché dangereusement du sien et la fine barrière les séparant encore était sur le point d'être définitivement rompue. Et voilà qu'en une seule seconde, il anéantissait cet instant particulier sous une question aussi soudaine que surprenante. A vrai dire, l'Héritière ne comprenait pas trop le besoin qu'il avait eu de poser une telle question à un moment pareil ! D'autant plus cette envie, voire cette nécessité, de quitter l'intérieur de la boite, là, maintenant. Toutefois, elle ne se sentait pas trop d'humeur farouche et, en ce sens, après quelques secondes de réflexion, hocha doucement de la tête.
Ursula – D'accord, allons y ! souligna-t-elle doucement d'un sourire. Jeune Homme – Tiens, tu peux régler les consommations ? Demanda-t-il en lui tendant une poignée de Livres Sterling. Je vais chercher ma veste et je te retrouve à l'entrée. Ursula – Pas de soucis !
Sans se poser trop de questions, Ursula s'exécuta, réglant les boissons avec l'argent de l'inconnu pour aller le retrouver à la sortie de la boite. Souriante et docile, elle se laissa entrainer dans le contact chaleureux de la main de cet homme enlaçant et serrant doucement la sienne. La fraicheur de cette nuit contrastait littéralement avec la chaleur présente à l'intérieur. Une fois dehors, les épaules de l'Héritière, à peine recouvertes d'un petit veston des plus inefficaces, tremblotèrent sous le diapason des frissons qui parcourent l'ensemble de son être. Précieusement, son partenaire passa un bras autour d'elle tout doucement, l'escortant silencieusement dans le renfoncement d'une petite ruelle jonchant les alentours du Sound Bar. Bien que quelque peu intriguée, Ursula ne disait toujours mots, trop absorbée par le besoin d'être réchauffée par ce bras rédempteur.
Ursula – Ce n'est pas ta meilleure idée de la soirée... le taquina-t-elle alors qu'elle s'adossa à un mur, face à lui. Jeune Homme – Désolé mais, j'ai toujours préféré avoir une certaine intimité pour ce type de rapprochement... Ursula – Et je peux savoir à quel type de rapprochement tu fais allusion ?
Les actes comptent parfois beaucoup plus que les mots. Voilà pourquoi notre ami préféra délaisser une quelconque réponse auditive pour un geste parlant de lui-même. Laissant un bref répit s'écouler entre leur échange, il conclut ce silence en venant poser ses lèvres sur celles de sa proie pour s'offrir un baiser teinté d'une douceur sous laquelle se dissimulait une certaine forme de passion somnolente. Posant avec délicatesse ses mains sur les épaules de son nouveau flirt, Ursula, yeux fermés, se laissait totalement transporté par la chaleur que lui procurait cette offrande, n'hésitant en aucune façon à l'éterniser simplement, sans se résoudre à arrêter ni à donner une impulsion supplémentaire. La sensation était agréable, le contact relativement délicieux et l'instant tout bonnement salvateur. Oui, ce genre de rares instants où Ursula ne pensait plus aux rôles qu'elle manifestait et jouait face aux autres. Ce genre d'instant où l'on ne devait aucunement se préoccuper du passé ou de l'avenir, calibrant nos pensées sur le simple objectif de vivre cet instant présent en envoyant au diable les éventuelles conséquences. Ce genre d'instant qu'elle ne s'offrait qu'ici, au Sound Bar, et qui rendait dés lors l'ensemble de ses soirées aussi apaisantes qu'agréables ou encore vivifiantes. Ce genre d'instant où elle n'avait même plus besoin de penser ou de ressentir l'éventuel manque de la drogue afin d'être apaisée...
Jeune Homme – Laisse toi faire...
Murmura-t-il au creux de son oreille, laissant tendrement glissées ses lèvres sur sa nuque. Ne pouvant retenir un froncement de sourcil, son apaisement fit place à une méfiance d'une poignée de secondes qui s'étendit aussi rapidement qu'elle s'était manifestée. La douceur de ses baisers au creux de son cou avait légèrement raison d'elle, nouant timidement ses bras autour de son cou tout en se mordillant doucement la lèvre inférieure. Sa phrase semblait tout aussi étrange qu'elle n'allait pourtant pas de pair avec la précaution dont il faisait preuve envers elle. Le choc n'en fut que d'autant plus fort lorsqu'il glissa ses mains sur ses poignets et les plaqua violemment contre le mur. Le masque de la douceur s'évanouit sous la fureur malsaine d'un esprit sadique. L'apaisement et le plaisir ressenti jusqu'alors depuis leur première danse échangée se désillusionnait sous cette brutalité imprévue qui cloua de stupeur notre Ursula, ne s'étant aucunement préparée à ça !
Ursula – Qu... Qu'est-ce qui te prends ?! Jeune Homme – Je t'ai dis de te laisser faire... Et tu as aussi intérêt à la fermer si tu veux que ça se passe bien... Ursula – Non mais t'es malade ?! Haussa-t-elle le ton en tentant de libérer les poignets de son emprise. Jeune Homme – La ferme !
Une de ses mains libéra son poignet pour saisir le bas de son visage et le maintenir contre le mur en veillant à bien fermer le caquet de sa nouvelle victime. La lueur salace transcendant son regard évoquait clairement la manière dont il imaginait la suite des évènements. Une image dés plus douloureuse et répugnante se répandant de manière croissante dans l'esprit d'Ursula. La main de son agresseur se fraya déjà un chemin à travers ses formes, la dépossédant des prémisses de la pureté que sa chair pouvait encore représenter. Miss Fanning quitta cette sensation d'être elle-même pour se transformer en ce sentiment dérangeant de par lequel vous ne valiez pas plus qu'un vulgaire objet, qu'un déchet malmené dans tous les sens avant d'être jeté aux ordures sans la moindre considération, ni le moindre regret. Tel un serpent vil et venimeux, sa peau croulait sous des assauts sournois et destructeurs. Le mal s'emparant de son être, elle tenta vainement de crier et de le rabrouer sous une main l'étouffant tel qu'il le fallait pour rendre ses plaintes inutiles. Elle se débattait sans réussite et sans échappatoire. Le dégout coulait de plus en plus dans ses veines, la touchant à chaque courbe ou chaque parcelle de peau que son agresseur s'appropriait. Tout devenait sombre, tout devenait noir. Un cercle vertueux de ténèbres et de souffrance s'embrasait en elle sous la victimisation de son regard qui tressaillait sans nul autre pareil. Qu'avait-elle fait ? Qu'avait-elle dit ? Pourquoi se devait-elle de devenir actrice et victime d'un tel prédateur et d'un tel cauchemar ? Pourquoi ne pouvait-elle s'en sortir ou se réveiller de ce mauvais rêve, sagement assise dans son lit à l'abri de tout danger ? Pourquoi tant de remords et de culpabilité envers elle-même alors que c'était lui qui commettait le plus impardonnable des pêchés ?!
Tristesse et peur vous paralysent. Tristesse et peur vous façonnent dans une inertie désertée de votre corps. Ce désastreux mélange vous plonge dans un cercle infernal de sentiments plus malheureux que négatifs au point de vouloir en succomber là, tout de suite, sans devoir en subir d'avantage. Tristesse et peur vous contrôlent de toute part au même titre qu’elles font naître la panique incitant de quelconques tentatives désespérées. Ainsi, Ursula tenta de se soulever face à ce despotisme affligeant son être et mordit la main de son opposant avant de le repousser aussi violemment que possible.
Ursula a écrit:
« Même si j'intervins à temps pour ne pas le laisser me posséder totalement, je me sentais d'ores et déjà souillée par son abomination. Ce cocktail d'émotions qui me parcouru était tout aussi infernal qu'insupportable. Il n'était pas question que je lui cède... Et, étrangement, je ressentis la compréhension envers toutes ces femmes succombant à de tels prédateurs en préférant les laisser agir, croyant que cela rendra l'épreuve plus facile à digérer ou suffisamment forte pour leur ôter toute vie. Pourtant, je ne pouvais m'y résoudre. Le paradoxe se voulait de disparaître de ce bas monde mais sans pour autant le laisser gagner et lui accorder le droit d'accéder à ce qu'il désirait tant. Malgré cela, il avait gagné depuis le début, en se trichant de ma méfiance, en se jouant de ma confiance et en me laissant seule dans la détresse et le manque qui se manifesta à nouveau. Ainsi y avait-il pire qu'une épave... Et ce n'était autre qu'une épave connaissant une seconde fois la triste étape de l'échouement sur une terre désolée. »
Le corps à moitié roué de coups et la robe ne couvrant plus son corps que par un seul de ses pans, Ursula avait erré en rue, totalement isolée de la population avoisinant le Sound Bar ou de vagabonds s'octroyant l'une ou l'autre errance nocturne. Elle ne trouvait personne pour accueillir son âme actuellement meurtrie au même titre qu'elle fuyait toute rencontre éventuelle, vibrant encore sur le contrechoc de cette rencontre au tenant détestable. De justesse, elle avait évité le pire, ne se heurtant qu'à la violence physique de son agresseur avant qu'elle ne trouve la voie d'une fuite inespérée. Les larmes répandant les traces de son maquillage sur ses joues, Ursula était devenue l'ombre de ce qu'elle était et, ce, plus ardemment que jamais. Elle n'était pas la jeune femme se voilant la face dans son quotidien ou encore cette droguée s'évaporant à répétition dans son plus grand vice. Elle était l'ombre d'une innocence qu'elle avait trainé jusqu'aujourd'hui tout en étant une femme accomplie. Une étincelle venait de s'éteindre en elle à jamais... Et rien que cette simple idée demeurait comme le plus insoutenable des constats. Sans corps la délaissant de toute force et de toute énergie, elle se serait damnée en cet instant pour se payer un bon rail de coke et tout oublier durant ce laps de temps où elle ne ferait que planer. Pour l'heure, elle devrait toutefois se contenter de ce ban public aux abords d'un des nombreux parcs de Londres. Y trouvant place, elle s'y allongea, elle s'y recroquevilla... Dépourvue de toute défense, elle retrouvait cette position fœtale guidée par l'espérance de pouvoir ressentir cette chaleur et ce réconfort qu'apportait le soutien protecteur d'une mère bienveillante...
Ursula a écrit:
« Tout était noir, je ne discernais plus rien... Dans ce désespoir et cet épuisement m'emportant, mes yeux se fermèrent dans cette nuit glaciale. Je glissai dans les bras d'une Morphée dérangeante où toute notion d'attention ou de discernement s'était volatilisée. »
Lorsque les premiers rayons du soleil éclairèrent la noble capitale anglaise, Ursula entrouvrit douloureusement ses pupilles totalement désorientées. Le corps lourd et la bouche pâteuse, le besoin de nourriture et la soif l'extirpèrent lentement de son sommeil alors que ses yeux se posèrent sur un environnement familier dont elle ne s'expliquait la présence. Troublée, sa tête se tourna de droite à gauche pour reconnaître aussitôt les murs et la décoration de sa chambre. Encore vêtue de sa robe de la veille, elle avait néanmoins trouvé refuge dans la chaleur de ses draps. Mais... Comment ?! Elle se revoyait encore s’échouer sur ce banc et se laisser emporter par la douleur et l'épuisement. Aucun souvenir, aucun indice quelconque ne pouvait expliquer logiquement le retour qui avait été le sien au cœur de son domicile. Levant une main sur sa tête, plus par réflexion que par douleur, elle ne supportait pas cet étrange trou noir qui accablait son esprit. Elle se releva donc, quittant sa couche et sa pièce pour se rendre jusqu'au living room tout en trainant des pieds. Dieu que cette soirée s'était voulue difficile... Dieu que la nuit avait été rude... Il fallait retrouver des forces... Retrouver des forces et s'offrir cette inhalation qui l'aiderait à se maintenir en éveil !
Parker – Comment allez-vous ?
A peine eut-elle réalisée un pas dans son séjour que la voix d'un homme assis sur l'un de ses fauteuils se manifesta à sa plus grande stupeur. De par les évènements récents s'alliant à la surprise que cette présence lui fit ressentir, Ursula protégea le haut de son corps des regards en apposant ses bras dessus tout en reculant de quelques pas.
Ursula – Qui... Qui êtes-vous ?! Et que faites vous chez moi ?!
Parker se releva doucement tout en tendant ses deux mains légèrement vers l'avant, en guise de signe d'apaisement.
Parker – Calmez-vous, je ne vous veux pas de mal. Je vais vous expliquer... Ursula – M'expliquer ? M'expliquer quoi ?! Haussa-t-elle le ton. J'ai refusé les avances de votre ami, ce n'est pas pour céder aux vôtres !!!
Dans sa crainte, l'héritière assimila cet inconnu à celui rencontré au Sound Bar et la violentant grandement dans cette ruelle. Une réaction que notre intéressé ne semblait pas avoir prévu mais par laquelle il ne se laissa aucunement démonter, gardant tout bonnement un grand calme.
Parker – N'ayez craintes, je ne vous veux aucun mal, je vous l'ai dis... Si je suis là, c'est parce que je vous ai trouvé sur ce banc cette nuit... Et vu l'état dans lequel vous étiez, j'ai pris la liberté de vous ramener chez vous, rien de plus... Ursula – C'est ça, et je suis la reine d'Angleterre sans doute ?!
Ne répondant rien, Parker fixa quelques instants Ursula avant de se retourner vers le fauteuil pour y prendre sa veste qu'il enfila aussitôt. Agissant toujours avec calme, il vint chercher une carte de visite qu'il déposa sur la petite table présente au centre du salon.
Parker – Ecoutez, je ne vais pas insister. Néanmoins, je vous conseille d'allez voir un médecin au cas où et, si jamais vous en ressentez le besoin, n'hésitez pas à me contacter. Les agressions et autres tentatives de viol ne sont pas ma spécialité mais certains de mes collègues du cabinet qui m'emploie seront là pour vous aider.
Fronçant les sourcils en se sentant totalement désorientée, Ursula dévisagea le jeune homme qui traversait la pièce pour se rendre près de la porte d'entrée de l'appartement. Vivement guidée par la curiosité, elle se rua alors vers la carte de visite afin d'y voir plus clair dans cette histoire de collègues et de cabinets.
Ursula – Vous... Vous travaillez pour un bureau d'avocats ? Demanda-t-elle d'une voix un peu plus penaude cette fois-ci. Parker – Oui, nous sommes d'ailleurs situé au centre de Londres. Ursula – Je... Excusez moi dans ce cas... Parker – Pour ? Ursula – Pour vous avoir crié dessus au lieu de vous remercier de m'avoir ramené ici... Parker – Vous n'avez pas à vous excusez, fit-il en affichant un petit sourire compréhensif. Après tout, j'ai tout de même du fouiller vos papiers d'identité à votre insu pour trouver votre adresse. Sans compter que, au vue des circonstances, votre réaction est parfaitement normale. Ursula – Oui... Sans doute...
Redéposant la carte sur la table basse, Ursula en vint à se frotter l'un de ses bras comme une petite fille prise en flagrant délit de bêtise. Elle se sentait gênée d'avoir presque rabroué cet homme qui, de toute évidence, n'avait rien à voir avec cet odieux personnage de la veille. Au contraire, en se risquant un regard vers lui, elle sentit une profonde différence par rapport à cet être abominable. Ce n'était pas par la présence de ce léger sourire compréhensif, ni même de par le calme qu'exprimait le son de sa voix, non. C'était son allure, son regard... Il avait cet aspect duquel ne transpirait que de la bienveillance et de la véritable sincérité.
Ursula – Ecoutez, je... Vous voulez un café ? Je pense que c'est la moindre des choses pour vous remercier... Parker – Oublier le café, vous n'avez pas à me remercier. Néanmoins, si vous y tenez, je préfère simplement vous demander d'être d'avantage prudente à l'avenir et de ne pas vous laisser détruire par cet imbécile et, ce, même si j'ai bien conscience que cela est toujours plus facile à dire qu'à faire. Ursula – Oui, je comprends.. Comme vous voudrez alors, réagit-elle avec une petite forme de résignation à laquelle réagit aussitôt Parker. Parker – Vu que j'ai encore une bonne heure devant moi, je le prendrai avec un nuage et deux sucres si cela ne vous dérange pas ? Sourit-il de plus belle.
Ursula a écrit:
« Cet étranger répondant au prénom de Parker avait quelque chose d'étrange que je ne m'expliquais pas. Sans que je ne lui dise ouvertement, il comprit que je ne me sentais pas la force de rester toute seule en cet instant. Il resta une bonne heure, comme il avait pu le sous entendre en regardant sa montre lorsqu'il me répondit. Je lui parlais à peine, d'autant plus mal à l'aise que de le forcer à rester sans être capable de lui faire la conversation. Pourtant, il resta assis là, sans se plaindre, sans tenter de me faire parler ou agir d'une quelconque manière. Il semblait respecter cette dualité par laquelle j'avais besoin d'être au calme, d'accuser le coup tout en ressentant ce besoin d'avoir une épaule proche de moi même si je n'extériorisais pas mon chagrin dessus. Sa présence, chez Journal, m'apaisa sur l'instant sans réussir, bien malheureusement, à faire oublier la nuit infernal que je venais de vivre... Mais qu'importe ! Il me fit promettre de passer le voir à son bureau ou, en tout cas, d'au moins lui téléphoner afin que je lui donne de mes nouvelles, je tiendrai certainement parole mais pas aujourd'hui. Tout comme toi, il ne m'avait pas jugé et représenta cette forme de main tendue veillant à ce que je ne sombre jamais trop loin. Néanmoins, aujourd'hui, c'est ce dont j'ai besoin... De sombrer... De redescendre en Enfer mais, dans un royaume infernal que j'aurai moi-même choisie. Car, au final, dans ce trouble qui est mien à l'instant où je te parle, le seul être capable de répondre à mes besoins est ce musicien, cet homme... Lui, le dealer... »
- A suivre... -
V. Chapitre 4
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